Théorie du changement
Les promesses de développement ne sont souvent pas tenues comme elles le devraient. Notre théorie du changement explique comment CERC y répond.

Quel est le problème ?
Les gouvernements, les bailleurs et les entreprises promettent des écoles, des centres de santé, des routes et de l’eau potable. Trop souvent, ces promesses ne sont pas tenues comme elles le devraient.
En RDC, des services défaillants font partie du quotidien : des écoles promises qui ne sont jamais construites, des centres de santé sans médicaments, des enseignants absents ou payés pour des postes fictifs, des frais illégaux demandés aux familles, des fonds d’urgence qui n’arrivent pas jusqu’aux malades.
Ces échecs nuisent à la santé, à l’éducation et aux droits de millions de personnes. Ils minent la confiance entre les citoyens et l’État – et, à l’Est, ils nourrissent les conflits.
Télécharger notre stratégie 2027–2030 (PDF)Pourquoi la corruption est un danger
Qui est touché ?
Les services défaillants touchent tous les citoyens1, mais d’abord les personnes qui vivent dans la pauvreté, celles qui ne savent pas lire ou ne connaissent pas leurs droits, et celles qui risquent d’être exclues :
- les femmes et les filles
- les personnes handicapées
- les personnes déplacées et les réfugiés
- les jeunes et les personnes âgées
- les peuples autochtones
- les habitants des zones rurales et isolées
- les personnes sans emploi stable
- les personnes vivant avec le VIH
- les minorités ethniques, linguistiques ou religieuses
Quel changement voulons-nous ?
Notre visionUn Congo dans lequel le gouvernement, les institutions, les entreprises et la société civile sont à l’abri de la corruption.
Notre missionFaire progresser les connaissances sur les causes et les conséquences de la corruption et soutenir le développement de nouvelles politiques et initiatives anti-corruption en République démocratique du Congo.
Nous travaillons pour tous les citoyens, en commençant par ceux qui sont le plus à risque d’exclusion. C’est le principe des Objectifs de développement durable : ne laisser personne de côté2.
Le détail de notre théorie du changement : ce que nous faisons, les changements que nous visons et les hypothèses sur lesquelles elle repose.
La théorie du changement de CERC
Pourquoi la corruption persiste
Les citoyens ne savent pas
Budgets, normes des services et responsabilités de chacun restent opaques.
Les citoyens ne peuvent pas agir
Leur voix – surtout celle des jeunes, des femmes et des groupes marginalisés – est rarement entendue, et les recours sont faibles.
Les institutions ne rendent pas de comptes
Contrôles faibles, impunité forte, lois – dont la Convention des Nations Unies contre la corruption – mal appliquées.
La corruption est devenue une norme
Beaucoup la voient comme inévitable, ou comme la seule façon d’obtenir un service.
Si la corruption est documentée par des preuves fiables, si les citoyens – d’abord les jeunes – connaissent leurs droits, adoptent des valeurs d’intégrité, suivent les services publics et signalent les abus en sécurité, si citoyens et responsables dialoguent pour résoudre les problèmes ensemble, et si la société civile, unie, plaide pour des institutions et des lois plus fortes, alors les problèmes sont corrigés, les responsables deviennent redevables, l’impunité recule et les services publics s’améliorent pour tous – parce que la corruption prospère dans l’opacité, le silence et l’isolement des citoyens, et recule quand l’information, la participation et le contrôle se rencontrent.
Les changements attendus, dans quatre domaines
Les personnes
Des citoyens, des jeunes et des agents publics informés, capables et prêts à agir : ils signalent, proposent et participent aux décisions.
Les valeurs
L’intégrité devient une norme partagée : la corruption n’est plus acceptée comme une fatalité, à l’école comme dans la communauté.
Les institutions
Écoles, centres de santé, administrations, organes de contrôle et justice plus transparents et réactifs : les problèmes signalés sont corrigés, les abus sanctionnés.
Les lois et les politiques
Un cadre anticorruption renforcé et réellement appliqué, conforme à la Convention des Nations Unies contre la corruption, nourri par les preuves du terrain.
L’impact à long terme : des ressources publiques qui servent la population, des services publics de qualité accessibles à tous, des institutions dignes de confiance, et une société plus juste et plus pacifique.
Nos hypothèses
- Les responsables réagissent quand un problème est public, documenté et porté collectivement : un problème sur trois relevé par nos élèves a déjà été corrigé.
- Les jeunes sont les meilleurs moteurs d’un changement durable des normes.
- Les citoyens s’engagent s’ils sont protégés et voient des résultats concrets.
- Dans un État fragile, le changement est progressif : nous visons des progrès mesurables et ajustons notre action à ce que nous apprenons.
Télécharger notre stratégie 2027–2030 (PDF)
Notes
- Par « citoyens », nous entendons toutes les personnes qui vivent en RDC et utilisent ses services publics, quelle que soit leur nationalité.
- Nations Unies, Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030, 2015 : « nous promettons de ne laisser personne de côté ».