Mettre fin à la corruption
La corruption prive les Congolais des écoles, des centres de santé et des services publics auxquels ils ont droit. Le CERC agit chaque jour pour la prévenir, avec un objectif : un Congo où l’argent public et les services publics atteignent toutes et tous.
Qu’est-ce que la corruption ?
Transparency International définit la corruption comme l’abus d’un pouvoir reçu en délégation à des fins privées. En République démocratique du Congo, elle prend de nombreuses formes : pots-de-vin exigés à l’école ou au centre de santé, enseignants fictifs sur la liste de paie, argent public détourné des chantiers, taxes illégales aux barrières, et corruption sexuelle, notamment les « points sexuellement transmissibles ».
Avec un score de 20/100 dans l’Indice de perception de la corruption, la RDC fait partie des pays perçus comme les plus corrompus. Le Centre de Recherche sur l’Anti-Corruption (CERC) travaille avec les jeunes, les communautés et les institutions pour changer cela, école par école et service par service.
La corruption en chiffres
20/100Le score de la RDC dans l’Indice de perception de la corruption : 163e sur 182 pays
Source : Transparency International, IPC 202559 %des parents disent avoir dû payer un pot-de-vin à l’école
Source : CERC, Stratégie 2027–203025 %de la liste de paie des enseignants concernait des enseignants impayés ou fictifs en 2020
Source : CERC, Stratégie 2027–2030Qu’est-ce qui cause la corruption ?
La corruption prospère là où les contrôles sont faibles. Dans une grande partie du pays, et surtout dans l’Est, les services d’inspection, les tribunaux et les organes d’audit sont souvent absents : l’argent public et les postes peuvent être détournés sans que personne ne s’en aperçoive.
Les taxes sont encore en grande partie perçues à la main, en espèces et avec des reçus papier. Les comités de parents (COPA) et les comités de développement des aires de santé (CODESA) existent, mais sans information ni réel pouvoir. Et des années de conflit ont affaibli l’État là où il devrait servir la population.
Quels sont les effets de la corruption ?
Ce sont les personnes les plus démunies qui paient le prix de la corruption. Malgré la gratuité de l’enseignement primaire, les ménages paient plus de 75 % des dépenses d’éducation. Seules 13 % des écoles secondaires du Sud-Kivu ont de l’eau, et 18 % des toilettes séparées. En santé, 74 % des habitants vivent à plus de cinq kilomètres d’un centre de santé, et les patients paient des frais officiels et officieux pour couvrir les salaires et le fonctionnement.
Les filles en souffrent le plus, d’écoles qui ne leur sont pas adaptées jusqu’aux violences sexuelles. Et dans un cercle vicieux, la corruption détruit la confiance dans l’État – une colère qui nourrit les groupes armés.
Comment le CERC combat la corruption, cause par cause
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Nos résultats depuis 2017
204Clubs d’Intégrité dans des écoles secondaires du Sud-Kivu et de Kinshasa
3 060jeunes moniteurs formés depuis 2017
33 %des problèmes identifiés résolus grâce au plaidoyer des élèves