Pour le chapitre II, les principales difficultés sont le manque de volonté politique, les ingérences politiques et la politisation de la justice, qui empêchent de poursuivre les auteurs présumés ; des institutions anticorruption peu efficaces, sans indépendance ni moyens suffisants ; les privilèges et immunités diplomatiques ou parlementaires ; et l’absence d’une action coordonnée contre la corruption. Pour le chapitre V, la faible coopération judiciaire avec les autres pays rend le recouvrement des avoirs difficile.
Des évolutions récentes sont toutefois encourageantes : un engagement politique à mieux prévenir la corruption et, pour la première fois dans l’histoire de la RDC, des ministres en fonction, des gouverneurs de province et de hauts responsables appelés à rendre compte devant la justice pour des soupçons de détournement.