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Rapport annuel 2019

En 2019, les élèves de 55 Clubs d’Intégrité d’Uvira et de Bukavu ont suivi la gestion de leurs écoles, dénoncé la corruption et porté leurs revendications jusqu’au gouvernement provincial.

Traduction de l’édition originale en anglais.

Télécharger le rapport (PDF)

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Sigles et acronymes

SigleSignification
BEAGGroup d’Etudes et Capacitation en Gestion
CDFFranc congolais
CERCCentre de Recherche sur l’Anti-Corruption
JWGGroupe de travail conjoint (Joint working group)
NORADAgence norvégienne de coopération pour le développement
SHINEStudents Acting for Honesty, Integrity and Equality
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Partie 1 · Activités et impact

Ce que le CERC a fait en 2019, et ce que cela a changé pour les élèves, les écoles et les communautés.

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Avant-propos

Heri Bitamala, fondateur et directeur exécutif du CERC

Les véritables héros de notre histoire sont les 1 000 personnes courageuses qui nous ont rejoints.

La corruption progresse dans tous les secteurs publics de la République démocratique du Congo. Les médias nationaux regorgent d’affaires impliquant des dirigeants du gouvernement, du secteur privé et de la société civile. La corruption augmente dans le secteur minier, et ceux qui osent la dénoncer restent menacés. L’abus de pouvoir et le détournement des fonds publics mettent en péril le développement et la démocratie. C’est pourquoi le CERC a choisi de devenir la voix des sans-voix.

Lorsque nous avons ouvert nos portes il y a deux ans, nous savions que la tâche ne serait pas facile. Grâce à notre petite équipe engagée et au soutien des donateurs, des médias et de partenaires des secteurs public et privé, nous avons accompli de réels progrès. Des campagnes de mobilisation aux ateliers de renforcement des capacités dans les communautés, ces deux années ont été chargées et fructueuses.

Les véritables héros de notre histoire sont les 1 000 personnes courageuses qui nous ont rejoints. Des membres d’un Club d’Intégrité ont parcouru chaque mois près de 5 km de Luberizi à Tengetenge pour suivre la réhabilitation d’un canal d’irrigation et signaler les irrégularités de gestion. À Sange, un membre de club a mis sa propre scolarité en jeu pour dénoncer la corruption dans son école. À Uvira, des membres du personnel du CERC qui ont signalé la corruption dans la circulation routière sont depuis victimisés et harcelés.

Ces héros de l’intégrité sont au cœur de notre travail. Grâce à eux, nous parlons avec l’autorité du public et faisons entendre l’expérience des gens ordinaires. Ils renforcent notre démocratie et contribuent à ce que les ressources publiques servent l’intérêt général.

2019 a été une année politiquement chargée. La corruption lors des élections présidentielle, législatives et des gouverneurs, et les nombreux dossiers de corruption impliquant des responsables gouvernementaux, ont montré le mécontentement de la population et son aspiration à un changement dans la manière dont le pays est dirigé.

Merci à tous ceux qui ont partagé notre travail sur les réseaux sociaux, participé à nos campagnes de mobilisation ou fait un don, grand ou petit. Beaucoup n’ont aucun cas de corruption à nous signaler, mais soutiennent pourtant notre mouvement. Ce soutien nous permet de poursuivre notre travail et de servir le peuple congolais dans les années à venir.

Signature de Heri Bitamala

Heri Bitamala
Fondateur et directeur exécutif

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Des membres du Club d’Intégrité devant leur peinture contre la corruption, Institut Guido Maria Conforti

L’année 2019 en bref

Portés par les populations locales, nous nous attaquons aux causes profondes de la corruption et redonnons espoir au Sud-Kivu, où des décennies de corruption et de mauvaise gestion ont miné les services sociaux. Nous voulons faire de l’intégrité un choix concret pour le plus grand nombre.

En 2019, les Clubs d’Intégrité ont atteint 55 écoles secondaires d’Uvira et de Bukavu. Ces chiffres montrent ce que les jeunes ont accompli avec nos partenaires.

Grâce à nos partenaires, en 2019 :

55

Clubs d’Intégrité dans des écoles secondaires d’Uvira et de Bukavu, où élèves, parents et communautés demandent des comptes aux écoles.

1 000

jeunes dans le réseau du CERC, qui suivent les projets et services essentiels là où ils vivent.

100

membres des clubs ont marché contre la corruption en décembre 2019 et remis un mémorandum aux responsables gouvernementaux.

3 255

jeunes touchés par les Clubs d’Intégrité (cumul, septembre 2018 – août 2019).

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Qui sommes-nous

Notre vision : un Congo où chacun vit dans une société libérée de la corruption.

Heri Bitamala a fondé le CERC en 2017 pour donner aux jeunes les moyens de lutter contre la corruption et de bâtir l’intégrité dans leurs communautés. Le CERC est depuis devenu un réseau de 1 000 jeunes qui s’entraident pour suivre les projets et les services essentiels là où ils vivent, et pour résoudre les problèmes qu’ils constatent.

Nous croyons que les jeunes peuvent résoudre certains des problèmes les plus pressants de notre époque. Notre mission est de « soutenir les jeunes pour qu’ils créent un changement positif vers une société plus responsable, ouverte et inclusive ». Pour cela, nous développons leurs compétences, renforçons leurs capacités et leur apportons un appui technique.

Comment nous luttons contre la corruption

  • Nous aidons la population à dénoncer la corruption, en l’invitant à nous signaler ce qu’elle a vécu et ce qu’elle sait.
  • Nous encourageons chacun à refuser la corruption, par des campagnes dans les médias de masse sur ses droits et sur les méfaits de la corruption.
  • Nous construisons des réseaux de héros de l’intégrité et un environnement qui ne tolère pas la corruption.
  • Nous agissons pour que les auteurs de corruption soient sanctionnés, en transmettant nos rapports et nos enquêtes aux autorités chargées de l’application de la loi.
  • Nous utilisons nos plateformes de communication et nos partenariats avec les médias pour nommer et dénoncer publiquement les auteurs de corruption.
  • Nous participons à des campagnes publiques pour de meilleures politiques et de meilleures lois.
  • Nous collectons des données pour repérer les foyers de corruption et donnons à la population les informations dont elle a besoin pour demander des comptes à ses dirigeants.

Les jeunes dans la prise de décision

Le développement fonctionne mieux lorsque les jeunes participent aux décisions dans leurs propres communautés, et lorsqu’ils travaillent avec leurs dirigeants pour que leurs besoins soient satisfaits et que les engagements publics soient tenus. Nous donnons aux jeunes les connaissances, les compétences et les outils pour y parvenir, de trois manières.

1. Un rôle dans leurs propres communautés

Les jeunes participent à la planification et au suivi des programmes gouvernementaux là où ils vivent. Ils acquièrent et partagent les connaissances dont leurs communautés ont besoin pour décider, et apprennent à dialoguer de manière constructive avec les autorités et à demander des comptes aux responsables publics. Plus de participation des jeunes, c’est plus de contrôle public et moins d’occasions de corruption.

2. Le retour d’information communautaire

Pour demander des comptes, les jeunes ont besoin de normes que les responsables doivent respecter, d’indicateurs pour mesurer la performance et d’un suivi qui produit des données. La plupart de nos programmes reposent sur le suivi communautaire de la qualité des services : rapports citoyens et fiches d’évaluation communautaire, suivi citoyen du budget et des dépenses, et pression médiatique.

3. Des citoyens reliés à leurs gouvernements locaux

Citoyens et prestataires de services partagent en général un même objectif : de meilleurs services publics. Nos programmes encouragent le dialogue entre les jeunes et leurs gouvernements, aident les citoyens à faire aux prestataires des retours fondés sur des preuves et des données, et préparent les autorités à les recevoir. Résultat : une meilleure communication, de meilleures décisions et de meilleurs résultats de développement.

Pourquoi nous misons sur les jeunes

Bâtir l’intégrité prend plus d’une génération. Nous travaillons avec les jeunes comme catalyseurs du changement, car :

  1. ils sont mobiles et dynamiques : nous pouvons développer leur savoir-faire et leur capacité à décider, pour qu’ils trouvent de nouvelles manières de promouvoir la transparence ;
  2. des structures de décision hiérarchiques, opaques et inégalitaires les tiennent souvent à l’écart, et, avec les bons outils, les connaissances et les ressources nécessaires, ils sont les mieux placés pour changer ces systèmes ;
  3. plus de la moitié de la population congolaise a moins de 35 ans, et cette génération doit contribuer à bâtir un système qui fonctionne mieux pour elle ;
  4. ils sont plus connectés que jamais : les outils pour discuter, partager et collaborer permettent aux bonnes pratiques de se diffuser d’un endroit à l’autre, en ligne et hors ligne.
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L’intégrité à l’école

55 Clubs d’Intégrité où les élèves demandent des comptes à leur école

Depuis 2017, les Clubs d’Intégrité offrent aux élèves du secondaire un lieu pour parler de la corruption, s’exprimer et suivre la gestion de leur école. En 2019, ils ont atteint 55 écoles d’Uvira et de Bukavu.

Avec des Clubs d’Intégrité établis dans 55 écoles secondaires d’Uvira et de Bukavu, les élèves, les parents et toute la communauté sont mieux à même de demander des comptes aux écoles quant à la qualité des services éducatifs fournis.

Heri Bitamala, directeur exécutif

Les Clubs d’Intégrité sont au cœur du projet SHINE et du plan stratégique 2017-2021 du CERC. Ils reposent sur une idée simple : si on leur en donne l’occasion, les jeunes peuvent changer les conditions sociales et économiques dans lesquelles ils vivent. Dans les clubs, les élèves réfléchissent à la corruption, expriment leurs points de vue et participent au suivi communautaire.

En 2019, le projet a pris de l’ampleur. Cinquante-cinq clubs fonctionnent désormais dans des écoles secondaires d’Uvira et de Bukavu, au Sud-Kivu. Les écoles constatent des changements à court terme : élèves et personnel surveillent davantage leur comportement et promeuvent une bonne conduite. De plus en plus de jeunes participent à des débats, des sketches, des peintures et des courts métrages contre la corruption. Les membres des clubs sont désormais encouragés à agir au-delà des murs de l’école et à organiser des activités entre clubs.

Des membres du Club d’Intégrité devant leur peinture à l’Institut Guido Maria Conforti
À l’Institut Guido Maria Conforti, les membres du club ont réalisé une peinture qui appelle parents, élèves, enseignants et responsables scolaires à combattre la corruption à l’école.

Former les adultes qui accompagnent les clubs

Chaque club est accompagné par un facilitateur scolaire, un éducateur désigné par le chef d’établissement pour soutenir ses membres. En janvier et février 2019, le CERC a formé les facilitateurs scolaires à l’essentiel du cadre juridique de la lutte contre la corruption, et a travaillé avec eux sur les moyens de rendre les clubs plus interactifs et plus visibles.

Formation des facilitateurs scolaires, 2019

L’intégrité au-delà de l’école

Après l’école, les membres sont encouragés à poursuivre leur engagement au sein d’autres plateformes, telles que « Les bâtisseurs de l’intégrité » et l’Agence indépendante de lutte contre la corruption. Nous attendons de ces jeunes, formés aux principes de l’intégrité, qu’ils résistent à la corruption et aux malversations.

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SHINE : résultats de l’année 2

Septembre 2018 – août 2019 : les cibles du CERC pour l’année et les résultats atteints.

IndicateurCibleRésultat
Clubs d’Intégrité en activité3535
Jeunes moniteurs (membres actuels et anciens)525510
Jeunes actifs dans les clubs525510
Jeunes moniteurs formés510225
Membres issus de groupes à risque d’exclusion15 %15 %
Jeunes touchés par les clubs (cumul)3 5003 255
Écoles dont les services sont suivis3535
Projets d’infrastructure suivis (cumul)3127
Groupes de travail conjoints3535
Sessions d’apprentissage avec d’autres écoles7034
Taux de résolution des problèmes relevés50 %32 %

Les cibles sont la part du CERC dans le cadre de résultats de SHINE ; chiffres complets dans le rapport du projet SHINE 2017–2020. « – » : non rapporté.

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Des membres des Clubs d’Intégrité marchent contre la corruption, décembre 2019

Plaidoyer

100 élèves portent leurs revendications au gouvernement provincial

En décembre 2019, le CERC a organisé une marche contre la corruption au niveau provincial avec 100 membres des Clubs d’Intégrité, en réponse à la corruption de haut niveau dans l’éducation et dans d’autres secteurs sociaux clés du Sud-Kivu.

Conduits par le CERC, les élèves ont remis aux responsables gouvernementaux un mémorandum de revendications. Ils ont demandé au gouvernement d’agir contre la corruption dans le secteur de l’éducation, et de réhabiliter et d’équiper les écoles pour que les enfants congolais puissent étudier dans les meilleures conditions.

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Partie 2 · États financiers

D’où vient l’argent, comment il a été dépensé et comment nous en rendons compte.

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Redevabilité

Exercice du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019 – états financiers audités du projet SHINE

Revue financière

La présente revue couvre la deuxième année du projet SHINE, du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019, exécuté par le CERC grâce au financement d’Integrity Action (NORAD, référence du projet NORAD/SHINE/DRC2). Elle a été établie à partir des états financiers du projet, arrêtés au 30 septembre 2019 par les services financier et comptable du CERC, et du rapport d’audit de Group BEAG (Group Bureau d’Études, Audits et Capacitation en Gestion, Uvira), établi sous la conduite de son auditeur principal, Aluma Armand, expert-comptable agréé, et daté du 14 octobre 2019, à Uvira. L’audit a été conduit conformément aux normes internationales d’audit. Les montants sont exprimés en CDF, comme dans le rapport d’audit. Les chiffres du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019 ont été audités.

Tous les projetsÉtat consolidé – tous les projets

Ressources, dépenses et soldes de tous les projets confondus, comparés à l’exercice précédent (octobre 2017 – septembre 2018).

Ressources et dépensesoct. 2018 – sept. 2019
CDF
oct. 2017 – sept. 2018
CDF
Fonds reçus
Integrity Action / NORAD – SHINE73 202 40093 925 930
Total des fonds reçus73 202 40093 925 930
Dépenses, tous projets confondus
Charges de personnel24 960 00032 520 000
Activités des programmes34 040 59739 991 100
Loyer, fonctionnement et équipement5 382 2506 196 080
Honoraires, formation du personnel et audit2 563 3003 138 200
Administration et frais généraux6 851 5009 457 500
Total des dépenses73 797 64791 302 880
Fonds reçus moins dépenses−595 2472 623 050
Solde reporté de l’exercice précédent2 623 050–
Solde reporté à l’exercice suivant2 027 8032 623 050

État des fonds, par subvention

Pour chaque subvention : le solde reporté de l’exercice précédent, les fonds reçus, les fonds dépensés, les fonds restitués au bailleur ou transférés à une autre subvention (et les ajustements), et le solde à reporter. Un solde négatif signifie des dépenses en avance sur le financement. Chaque ligne indique si ses chiffres sont audités, et par quel audit.

Subvention et bailleurSolde reporté
CDF
Reçu
CDF
Dépensé
CDF
Restitué, transferts
CDF
Solde à reporter
CDF
SHINE
Integrity Action (NORAD) · Audité – Audit SHINE, 2e année
2 623 05073 202 40073 797 647–2 027 803
Total2 623 05073 202 40073 797 647–2 027 803

Fonds affectésLes projets financés

Tous les chiffres de la présente revue se rapportent à un seul projet, financé par une subvention d’Integrity Action, sur fonds de la NORAD, affectée à ce projet.

ProjetBailleurPériodeReçu
CDF
SHINE, deuxième annéeIntegrity Action (NORAD)oct. 2018 – sept. 201973 202 400
  • SHINE – Des Clubs d’Intégrité dans 55 écoles secondaires d’Uvira et de Bukavu (Sud-Kivu), grâce auxquels les élèves, les parents et toute la communauté sont mieux à même de demander des comptes aux écoles quant à la qualité des services éducatifs ; la formation des facilitateurs scolaires, des enseignants, des chefs d’établissement et des responsables des CI ; des tablettes pour le suivi par les jeunes ; le plaidoyer et l’engagement politique lors des réunions des JWG.

RessourcesLes ressources

Les fonds disponibles pour le projet se sont élevés à 75 825 450 CDF : le solde de l’année 1 (2 623 050 CDF) et deux tranches de 36 601 200 CDF chacune, versées par Integrity Action/NORAD (note 1). Au total, Integrity Action a transféré 73 202 400 CDF au cours de l’exercice (note 4) ; le CERC n’a pas apporté de contribution propre aux fonds du projet.

L’auditeur a relevé que le solde de l’année 1 n’avait pas été pris en compte dans la planification des ressources (note 4).

DépensesLes dépenses

Les dépenses arrêtées au 30 septembre 2019 se sont élevées à 73 797 647 CDF, pour un budget de 75 368 480 CDF, frais généraux inclus, soit un taux de réalisation de 97,9 % et un écart de 1 570 833 CDF (note 3). Les coûts directs du projet se sont élevés à 66 946 147 CDF et les frais généraux à 6 851 500 CDF. Les principales rubriques ont été le personnel (24 960 000 CDF, entièrement dépensés), la formation et le renforcement des capacités (12 587 147 CDF), les dépenses et le suivi des Clubs d’Intégrité (11 949 500 CDF), ainsi que l’information, la sensibilisation et l’engagement avec les écoles et les communautés (5 903 150 CDF).

La dépense a dépassé le budget sur deux lignes. Sur la ligne 3.a, elle a atteint 128,4 % du budget, car l’atelier des partenaires mondiaux, prévu au Kenya, s’est tenu au Népal, et les billets d’avion ont coûté plus cher ; les frais bancaires (ligne 7.a) ont atteint 115,3 % du budget. Rien n’a été dépensé sur la ligne 3.c, car la cérémonie de remise des prix a été reportée en décembre 2019, les élèves ne pouvant pas être mobilisés pendant les grandes vacances (juin–septembre).

AuditRapport de l’auditeur indépendant

Group BEAG a audité les comptes du projet SHINE pour la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019, conformément aux normes internationales d’audit. L’auditeur a exprimé l’opinion suivante :

« Sur la base des contrôles effectués, notre avis est que, les états financiers du projet SHINE arrêtés au 30 Septembre 2019 par les services financier et comptable du CERC, donnent une image fidèle dans tous ses aspects significatifs de la situation et de son état au 30 septembre 2019 en conformité avec les règles de comptabilité, des procédures du CERC et les directives de justification des dépenses d’Intégrity Action. »

Aluma Armand, auditeur principal, Group BEAG

Sans remettre en cause cette opinion, l’auditeur a relevé que les observations majeures portaient sur des défauts dans l’application des manuels de procédures du CERC pour l’achat des biens, et sur la mise en œuvre partielle des recommandations de l’audit précédent.

Politique de financementNos sources de financement

Le CERC est financé par des bailleurs institutionnels, sous forme de subventions affectées à des projets, et par les dons de ses sympathisants. En 2018–2019, le projet SHINE a été financé par Integrity Action, sur fonds de la NORAD. Le projet disposait de son budget approuvé ; les dépenses ont été justifiées conformément aux procédures du CERC et aux directives de justification des dépenses d’Integrity Action, et les comptes du projet ont fait l’objet d’un audit indépendant – l’audit de la deuxième année a également examiné la mise en œuvre des recommandations de l’audit précédent.

Note 1Fonds disponibles, 1er octobre 2018 – 30 septembre 2019

TranchesIntegrity Action/NORADCERCTotal
Solde année 12 623 050 CDF0 CDF2 623 050 CDF
Première36 601 200 CDF0 CDF36 601 200 CDF
Deuxième36 601 200 CDF0 CDF36 601 200 CDF
TOTAL75 825 450 CDF0 CDF75 825 450 CDF

Note 2Recettes, prévision et réalisation (CDF)

RubriquesPrévision
en CDF
Réalisation
en CDF
Écart
en CDF
Taux de réalisation
Recette prévue75,368,48073,797,6471,570,63397.9 %

Tel qu’imprimé dans le rapport d’audit. La différence entre 75,368,480 et 73,797,647 est de 1,570,833 CDF, l’écart indiqué au bas du tableau des dépenses ci-dessous.

Note 3Dépenses globales du projet, prévision et réalisation (CDF)

CodeDescriptionPrévueRéaliséÉcartRéalisation
1Personnel
1.aDirecteur exécutif (responsable du programme)5,760,0005,760,0000100.0%
1.bCoordinateur de projet3,840,0003,840,0000100.0%
1.cCoordinateur de projet4,800,0004,800,0000100.0%
1.dGestionnaire financier (GFP et chargé de communication)3,840,0003,840,0000100.0%
1.ePlaidoyer et engagement politique2,880,0002,880,0000100.0%
1.fChargé de suivi et évaluation3,840,0003,840,0000100.0%
Sous-total24,960,00024,960,0000100.0%
2Information, sensibilisation et engagement avec les écoles et les communautés
2.aTransport lors de l’engagement avec les écoles et les communautés1,680,0001,605,75074,25095.6%
2.bRestauration, personnel et location de salle pour les événements1,300,0001,298,5001,50099.9%
2.cActions de proximité et couverture médiatique3,000,0002,998,9001,100100.0%
Sous-total5,980,0005,903,15076,85098.7%
3Formation et renforcement des capacités
3.aAtelier des partenaires mondiaux : 2 billets d’avion, visas, assurances voyage et repas pendant le voyage3,636,8004,670,647-1,033,847128.4%
3.bFormations des enseignants, des chefs d’établissement et des responsables des CI8,000,0007,916,50083,50099.0%
3.cCérémonie annuelle des prix de la transparence et de la lutte contre la corruption, et événements des donateurs1,600,00001,600,0000.0%
Sous-total13,236,80012,587,147649,65395.1%
4Dépenses et suivi des Clubs d’Intégrité
4.aTransport du personnel lors du suivi et de l’engagement avec d’autres écoles3,400,0002,755,500644,50081.0%
4.bTablettes pour le suivi par les jeunes2,400,0002,394,0006,00099.8%
4.cRemboursement des dépenses des Clubs d’Intégrité6,800,0006,800,0000100.0%
Sous-total12,600,00011,949,500650,50094.8%
5Plaidoyer et engagement politique
5.aTransport1,440,0001,398,70041,30097.1%
5.bRestauration, personnel et location de salle lors des réunions des JWG1,280,0001,246,60033,40097.4%
5.cHébergement960,000955,5004,50099.5%
Sous-total3,680,0003,600,80079,20097.8%
6Assistance technique et honoraires professionnels
6.aHonoraires d’experts ou de consultants – uniquement si nécessaire00
6.bSuivi et évaluation1,800,0001,563,300236,70086.9%
6.cHonoraires d’audit1,000,0001,000,0000100.0%
6.dServices de traduction000
Sous-total2,800,0002,563,300236,70091.5%
7Autres coûts directement liés au projet (communication, fournitures de bureau, impression, frais bancaires)
7.aFrais bancaires960,0001,106,650-146,650115.3%
7.bCommunication1,600,0001,577,50022,50098.6%
7.cProduction de manuels et de matériel de formation des CI2,700,0002,698,1001,90099.9%
Sous-total5,260,0005,382,250-122,250102.3%
Total68,516,80066,946,1471,570,65397.7%
8Frais généraux (max 10%)6,851,6806,851,500180100.0%
Budget total du projet, frais généraux inclus75,368,48073,797,6471,570,83397.9%

Note 4Solde de trésorerie au 30 septembre 2019

DésignationMontant CDF
Solde année 1 du projet2,623,050
Total recettes transférées par I.A73,202,400
Total dépenses73,797,647
Solde au 30 septembre 20192,027,803

L’auditeur a noté que le solde de l’année précédente n’avait pas été pris en compte dans la planification des ressources, ce qui expliquait la différence entre l’écart du rapport financier (1,570,832.62 CDF) et le solde de trésorerie (2,027,803 CDF).

L’audit a également certifié les actifs et l’équipement du projet pour la deuxième année, d’un montant de 2 918 000 FC : un ordinateur portable, un convertisseur de tension électrique, une armoire, un routeur et 17 smartphones.

Source : rapport d’audit de Group BEAG, 14 octobre 2019 (montants en francs congolais, CDF, comme dans l’original ; les libellés des lignes budgétaires, en anglais dans l’original, sont traduits). Rapport complet : rapport d’audit 2018–2019 (PDF).