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Rapport annuel 2020–2021

En 2020 et 2021, le CERC a installé son siège à Kinshasa, recueilli des données sur la corruption dans l’éducation auprès de plus de 600 acteurs de l’éducation, rédigé le rapport de la société civile sur la mise en œuvre par la RDC de la Convention des Nations Unies contre la corruption et obtenu le statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.

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Sigles et acronymes

SigleSignification
ACAJAssociation Congolaise pour l’Accès à la Justice
APLCAgence de prévention et de lutte contre la corruption
BEAGGroup d’Etudes et Capacitation en Gestion
CAPConnaissances, attitudes et pratiques
CERCCentre de Recherche sur l’Anti-Corruption
CNUCCConvention des Nations Unies contre la corruption
COCOCULOCoalition des Organisations Congolaises de Lutte Contre la Corruption
ECOSOCConseil économique et social des Nations Unies
GESIÉgalité des sexes et inclusion sociale (Gender equality and social inclusion)
ICONRéseau collaboratif thématique (Issue-based collaborative network)
INLBureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi (Département d’État des États-Unis)
IREXInternational Research & Exchanges Board
LGBTQILesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers et intersexes
LUCOCOLigue Congolaise Contre la Corruption
MEALSuivi, évaluation, redevabilité et apprentissage (Monitoring, evaluation, accountability and learning)
NORADAgence norvégienne de coopération pour le développement
ODDObjectifs de développement durable
ODEPObservatoire de la Dépense Publique
ONGOrganisation non gouvernementale
PMEPartenariat mondial pour l’éducation
PNUDProgramme des Nations Unies pour le développement
RDCRépublique démocratique du Congo
SHINEStudents Acting for Honesty, Integrity and Equality
TMBTrust Merchant Bank
USAIDAgence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development)
USDDollar des États-Unis
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Partie 1 · Activités et impact

Ce que le CERC a fait en 2020 et 2021, et ce que cela a changé pour les jeunes, les écoles et les institutions.

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Avant-propos

Heri Bitamala, Directeur exécutif du CERC, à son bureau

Comme toujours, nous devons d’abord une dette de gratitude envers notre personnel qui travaille en première ligne de la corruption, à des risques personnels importants, pour que l’intégrité fonctionne pour la population.

Le présent rapport, présenté par le Conseil d’administration du CERC, couvre la période du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021. La partie 1 décrit nos activités et ce qu’elles ont changé ; la partie 2 présente nos états financiers.

Les 24 derniers mois ont été difficiles pour notre équipe. La crise de la COVID-19 nous a durement touchés : nous avons dû réduire nos opérations et fermer nos bureaux d’Uvira et de Bukavu, au Sud-Kivu. La crise nous a aussi montré nos faiblesses en tant qu’organisation. Nous avons fait le point sur nos succès, nos échecs et nos progrès, et nous nous servons de ces leçons pour renforcer le CERC.

En 2021, nous avons révisé notre plan stratégique avec l’ensemble du personnel et des membres du conseil d’administration. Notre stratégie 2022-2026 fixe quatre objectifs ambitieux, fondés sur nos valeurs : redevabilité, innovation, égalité et non-discrimination, participation significative, partenariat équitable, respect mutuel et confiance. Elle prévoit des mesures pour limiter l’impact de la COVID-19, et des crises futures, sur notre travail. Elle montre notre volonté d’innover et d’agir avec audace pour accomplir notre mission : demander des comptes aux puissants, pour le bien commun.

Nous travaillons toujours dans des conditions très difficiles, mais nous nous attendons à des années riches. Nous sommes encouragés par le soutien de nos donateurs, anciens et nouveaux, qui ont permis à notre travail de continuer, et nous leur en sommes reconnaissants.

Comme toujours, nous devons d’abord une dette de gratitude envers notre personnel qui travaille en première ligne de la corruption, à des risques personnels importants, pour que l’intégrité fonctionne pour la population. Leur bravoure continue de nous inspirer, et nous sommes honorés de travailler avec eux.

Nous n’aurions pas pu atteindre nos objectifs sans nos donateurs et partisans. Nous remercions pour leur soutien le PME, OXFAM IBIS et l’USAID. Nous remercions aussi Twilio.org, qui a soutenu notre projet d’éducation sur le vaccin contre la COVID-19, et Microsoft Corporation, dont les licences Microsoft 365 Business Premium hébergent nos courriels professionnels jusqu’en 2030.

Enfin, merci au personnel et aux membres du Conseil consultatif, qui ont consacré beaucoup de temps et d’efforts pour que l’organisation ait un impact positif et durable sur les personnes vivant dans la pauvreté.

Heri Bitamala
Directeur exécutif

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Hauts responsables de l’éducation lors d’un atelier consultatif à Kinshasa, le 27 juillet 2021. Photo : Heri Bitamala, CERC

2020-2021 en bref

Le CERC aide les jeunes et les communautés locales à résoudre des problèmes complexes liés à la corruption en République démocratique du Congo. En 2020 et 2021, en raison de la COVID-19, nous avons fermé nos bureaux d’Uvira et de Bukavu. Nous avons transféré notre siège à Kinshasa et nous sommes enregistrés au niveau national.

En 2021, nous avons recueilli des données sur la corruption dans l’éducation, rédigé le rapport de la société civile sur la Convention des Nations Unies contre la corruption et soutenu de jeunes chercheurs à Kinshasa.

Grâce à nos partenaires, en 2020-2021 :

600+

acteurs de l’éducation ont participé aux consultations du CERC sur l’amélioration de la redevabilité dans l’éducation en 2021.

534

élèves (271 garçons et 263 filles) ont été consultés pour préparer des Clubs d’Intégrité dans 150 écoles secondaires.

41

écoles secondaires du Sud-Kivu et de Kinshasa ont participé à l’enquête CAP sur l’intégrité.

100

recommandations environ, adressées au gouvernement de la RDC dans le rapport de la société civile sur la Convention des Nations Unies contre la corruption.

10

organisations de jeunes de Kinshasa ont formé un réseau de recherche avec Youth Excel, financé par l’USAID.

810

jeunes étaient actifs dans les Clubs d’Intégrité pendant la troisième année de SHINE (septembre 2019 – août 2020).

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Qui sommes-nous

Le CERC est une organisation à but non lucratif basée en RDC, qui permet aux jeunes et aux communautés locales de résoudre des problèmes complexes liés à la corruption.

« Nous aidons le gouvernement, les institutions publiques, les entreprises et les communautés locales à résoudre des problèmes complexes liés à la corruption. » Le CERC a été fondé en avril 2017 pour répondre à trois questions :

  • Comment les communautés peuvent-elles obtenir de meilleurs services grâce à l’intégrité ?
  • Comment enseigner l’intégrité pour que la prochaine génération de dirigeants sache dire non à la corruption ?
  • Comment l’intégrité peut-elle être une réponse durable au conflit et à l’instabilité dans l’Est de la RDC ?

Nous avons commencé à y répondre par la recherche et l’investissement dans l’éducation. Nous avons ainsi aidé les communautés et les jeunes à acquérir les compétences pour demander des comptes à leurs dirigeants, formé une nouvelle génération de leaders éthiques et combattu les services publics et les projets d’infrastructure inefficaces et corrompus en RDC.

Notre mission

Notre mission est de faire progresser les connaissances sur les causes et les conséquences de la corruption et de soutenir le développement de nouvelles politiques et initiatives de lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.

Notre vision

Nous travaillons pour un Congo dans lequel :

  • le gouvernement, la politique, les entreprises et la société civile sont exempts de corruption ;
  • les individus et les groupes ont les connaissances et les compétences pour revendiquer et défendre leurs droits humains et ceux des autres ;
  • des leaders locaux émergent, qui influencent les décideurs et obligent les gouvernements à répondre aux besoins et aux aspirations des citoyens.

Quatre objectifs

En 2020 et 2021, nous nous sommes concentrés sur quatre objectifs stratégiques. Ils forment un tout, chacun renforçant les autres, et touchent ensemble quatre domaines essentiels de la société congolaise : le peuple, les valeurs, les institutions et les lois.

  1. Diagnostiquer les problèmes de corruption et utiliser les résultats pour nourrir des débats plus éclairés et concevoir d’autres projets de lutte contre la corruption.
  2. Construire et soutenir des partenariats et des coalitions d’organisations de la société civile pour lutter plus efficacement contre la corruption.
  3. Inciter les citoyens et les jeunes à promouvoir l’intégrité plus activement.
  4. Construire des fondations de gouvernance, des structures et des processus opérationnels pour étendre la lutte contre la corruption et la promotion de l’intégrité à d’autres provinces.

Notre théorie du changement

Le développement fonctionne mieux lorsque les jeunes participent à la résolution des problèmes de leur communauté, et travaillent avec leurs dirigeants pour que leurs besoins soient satisfaits et les engagements publics respectés. Le CERC donne aux jeunes les connaissances, les compétences et les outils pour élaborer et mettre en œuvre des solutions, de trois façons.

  • Une voix dans leurs propres communautés. Les jeunes participent à la planification et au suivi des programmes gouvernementaux là où ils vivent. Ils acquièrent et partagent les connaissances dont leurs communautés ont besoin pour décider, et les compétences pour dialoguer de manière constructive avec les autorités et demander des comptes aux fonctionnaires. Plus de participation des jeunes, c’est plus de contrôle public et moins de possibilités de corruption.
  • La rétroaction communautaire. Pour demander des comptes, les jeunes ont besoin de normes que les responsables doivent respecter, d’indicateurs pour mesurer la performance et d’un suivi qui produit des données. La plupart de nos programmes s’appuient sur le suivi communautaire de la qualité des services : rapports citoyens et fiches d’évaluation communautaires, suivi citoyen du budget et des dépenses, et pression des médias.
  • Des jeunes connectés à leurs gouvernements locaux. Les jeunes et les prestataires de services ont généralement un même objectif : de meilleurs services publics. Nos programmes encouragent le dialogue entre eux, aident les jeunes à faire un retour d’information fondé sur des preuves et des données, et préparent les autorités à le recevoir. Il en résulte une meilleure communication, de meilleures décisions et de meilleurs résultats de développement.

Pourquoi les jeunes comptent

Les communautés ne peuvent prospérer si elles n’offrent pas un avenir radieux aux jeunes générations. Nous travaillons avec les jeunes parce que :

  • ils sont mobiles et dynamiques : nous pouvons développer leur savoir-faire et leur capacité à décider, pour qu’ils trouvent de nouveaux moyens de soutenir le développement local ;
  • ils sont souvent marginalisés par des structures de décision hiérarchiques, opaques et inégales, et sont les mieux placés pour changer ces systèmes s’ils disposent des outils, des connaissances et des ressources nécessaires ;
  • plus de la moitié de la population congolaise a moins de 40 ans, et ce groupe doit participer à la construction d’un système qui fonctionne mieux pour lui ;
  • ils sont plus connectés que jamais, grâce à des outils pour discuter, partager et collaborer qui permettent aux bonnes pratiques de passer d’un endroit à l’autre.

C’est pourquoi nous aidons les jeunes à acquérir les compétences pour bâtir des institutions ouvertes, inclusives, réactives et exemptes de corruption. Cela soutient l’objectif de développement durable 16 des Nations Unies, en particulier ses cibles sur l’état de droit et l’égalité d’accès à la justice (16.3), la criminalité organisée et les flux financiers et d’armes illicites (16.4), la corruption et les pots-de-vin (16.5), des institutions efficaces, responsables et transparentes (16.6), une prise de décision réactive, inclusive et représentative (16.7), la participation à la gouvernance mondiale (16.8), une identité juridique pour tous (16.9), l’accès du public à l’information et les libertés fondamentales (16.10), des institutions nationales pour prévenir la violence et combattre la criminalité et le terrorisme (16.a), et des lois et politiques non discriminatoires (16.b).

Nos valeurs

  • Égalité et non-discrimination. L’égalité, la justice sociale et la dignité humaine pour tous sont des piliers de nos programmes. Nous travaillons à surmonter les déséquilibres de pouvoir à l’origine des inégalités entre les hommes, les femmes et ceux qui ne s’identifient ni à l’un ni à l’autre, dans la société et au sein du CERC. Nous ne faisons aucune discrimination fondée sur la race, la religion, les capacités, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou le statut social, et nous travaillons à atténuer les formes croisées de discrimination. Nous prévenons la violence, la discrimination et le harcèlement sous toutes leurs formes, dans nos programmes et nos opérations internes.
  • Participation significative. La participation est un droit fondamental, essentiel à l’autonomisation et à la réalisation de tous les droits humains. Nous créons des occasions de participer et renforçons les capacités de ceux qui se heurtent à des obstacles. Notre équipe et nos partenaires participent à chaque étape de nos projets. Nous voyons les parties prenantes et les bénéficiaires comme des agents de changement, et non de simples bénéficiaires, et comme des partenaires d’apprentissage mutuel et de co-création. Nous encourageons la libre expression des opinions et des idées, et nous tenons compte des points de vue des autres.
  • Redevabilité. Nous rendons des comptes à nos parties prenantes et aux bénéficiaires, et agissons selon nos principes en matière de droits humains. Nous maintenons un haut niveau d’intégrité et de transparence, respectons nos engagements, communiquons nos attentes ouvertement, assurons le suivi par un dialogue régulier et apprenons de nos erreurs.
  • Respect mutuel et confiance. Nous nous respectons et nous faisons confiance, entre nous et avec ceux avec qui nous travaillons. Nous écoutons nos collègues et nos partenaires et cherchons à les comprendre. Le dialogue ouvert est essentiel à notre succès, et notre ouverture et notre transparence renforcent la confiance et servent notre mission.
  • Partenariat équitable. La collaboration est essentielle à notre mission. Nous nouons des alliances fondées sur une vision commune avec ceux qui partagent notre engagement pour les droits humains et l’intégrité, dans des partenariats mutuellement bénéfiques et durables, qui respectent les connaissances et l’expérience de nos partenaires et sont un lieu d’apprentissage mutuel. De tels partenariats demandent du temps, de l’énergie et un dialogue ouvert sur les rapports de pouvoir.
  • Innovation. Nous voulons être à l’avant-garde de l’éducation à l’intégrité et de la lutte contre la corruption, pour répondre aux besoins changeants de nos communautés. Nous tirons parti des nouvelles technologies et de l’apprentissage pour élargir la portée et l’impact de nos programmes, et nous apprenons de nos expériences pour créer des solutions innovantes.
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L’intégrité à l’école

Plus de 600 acteurs de l’éducation aident à préparer des Clubs d’Intégrité pour 150 écoles

En 2021, avec le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation, par l’intermédiaire d’OXFAM IBIS, le CERC a préparé un nouveau projet, « Élèves agissant pour la redevabilité et l’éducation de qualité », à Kinshasa et au Sud-Kivu.

Le projet créera des Clubs d’Intégrité dans 150 écoles secondaires. Il apprendra aux jeunes les effets néfastes de la corruption, et leur donnera les compétences et les connaissances pour suivre la réforme prévue par la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025 de la RDC, dans 6 communes du Sud-Kivu et 6 communes de Kinshasa. L’objectif : que les élèves, en particulier les filles, reçoivent des services éducatifs de qualité, redevables, inclusifs et équitables.

Pour y parvenir, le projet veillera à ce que (a) les élèves, les enseignants et les parents puissent exiger avec succès que la réforme réponde aux besoins des élèves ; (b) des Clubs d’Intégrité1 soient établis dans le système éducatif ; (c) les autorités éducatives soient engagées et capables de mettre en œuvre un changement de qualité ; et (d) l’approche de consultation et de collaboration transparente soit institutionnalisée au Sud-Kivu et à Kinshasa et reproduite dans tout le pays.

1 Dans les Clubs d’Intégrité, des élèves représentant tous les groupes discutent de l’intégrité et apprennent à devenir des citoyens actifs : accéder à l’information et connaître leurs droits, dialoguer avec les détenteurs du pouvoir, et suivre les services et les infrastructures éducatives grâce à l’outil technologique EduCheck.

L’année zéro, la phase de préparation financée par Education Out Loud (composante opérationnelle 2), a permis au CERC de recueillir des données avec les élèves, les enseignants, les parents, la société civile et les responsables de l’éducation, de renforcer les compétences de son équipe et de rédiger le projet avec eux. En raison de la COVID-19, les ateliers ont été limités à 20 participants et ont donc été plus nombreux.

Mai–juillet 2021Des données recueillies sur le terrain

En 2021, le CERC a réuni plus de 600 acteurs de l’éducation pour une série de consultations sur l’amélioration de la redevabilité dans l’éducation. Il a consulté 534 élèves (271 garçons et 263 filles), 39 chefs d’établissement et 50 enseignants, 21 comités de parents, 19 représentants de 8 organisations de la société civile actives dans l’éducation et 12 hauts responsables de l’éducation.

En juin et juillet 2021, le CERC a aussi mené des évaluations et des études approfondies sur la corruption et le manque de redevabilité dans l’éducation avec 54 hauts responsables du ministère de l’Éducation et 19 praticiens de la redevabilité et experts de la lutte contre la corruption issus d’organisations de la société civile, de syndicats d’enseignants et d’associations confessionnelles. Ce travail comprenait 4 ateliers consultatifs, l’enquête CAP sur l’intégrité dans 41 écoles secondaires du Sud-Kivu et de Kinshasa, et une compilation des études existantes sur la corruption, la participation des jeunes et la redevabilité.

Les méthodes comprenaient des ateliers participatifs sur ce qui motive les jeunes à agir, des réunions formelles avec les directions et les ministères provinciaux de l’éducation du Sud-Kivu et de Kinshasa et avec le ministère national de l’Éducation, et 16 entretiens avec des informateurs clés. Les données ont été recueillies en 40 jours, puis analysées et rédigées en trois semaines.

Wivine Byamungu facilite une session sur l’égalité des sexes et l’inclusion sociale
Wivine Byamungu, Point focal Genre et Inclusion au sein du CERC, facilite une session sur l’égalité des sexes et l’inclusion sociale, Kinshasa, août 2021. Photo : CERC

Ce que les données ont montré

L’étude du modèle des Clubs d’Intégrité a montré que :

  • les élèves de 14 à 18 ans sont des agents de changement très positifs, motivés à améliorer les services et les projets destinés à leurs communautés ;
  • enseigner aux jeunes les bienfaits de l’intégrité, et les compétences pour la pratiquer et l’exiger, leur donne la confiance nécessaire pour choisir l’intégrité plutôt que la corruption ;
  • les Clubs d’Intégrité encouragent les jeunes à continuer de participer à la société civile ;
  • les responsables de l’éducation et les prestataires qui s’attendent à être suivis par les élèves sont incités à agir avec intégrité ;
  • même là où le statut des filles est faible, plus de 40 % des moniteurs formés par le CERC sont des filles.

Juillet 2021Quatre ateliers consultatifs

Quatre ateliers consultatifs ont réuni des organisations actives dans l’éducation et des responsables du ministère de l’Éducation pour discuter des défis de la transparence et de la redevabilité dans le secteur, et des moyens de les surmonter. La société civile était représentée par l’association nationale des parents d’élèves, les associations de parents des écoles catholiques et protestantes, trois syndicats d’enseignants, la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves et la Coalition nationale de l’éducation pour tous, avec 9 participants de 6 coordinations confessionnelles de l’éducation. Avec 12 hauts responsables du ministère de l’Éducation, l’atelier a porté sur l’intégration des Clubs d’Intégrité dans toutes les écoles secondaires et du manuel d’éducation à l’intégrité dans le programme national.

Les membres du CERC avec les officiels du ministère de l’éducation, Kinshasa
Les membres du CERC avec les officiels du ministère de l’Éducation lors de l’atelier consultatif sur la transparence du secteur de l’éducation, Kinshasa, juillet 2021. Photo : CERC

Juillet–septembre 2021La rédaction du projet

Sur la base de ces résultats, toute l’équipe du programme a défini le contexte, les objectifs, les effets et les produits du projet, sa théorie du changement et sa stratégie, le cadre de suivi et le budget, et a rédigé la proposition. L’année zéro a produit une stratégie GESI, une enquête CAP de référence, la théorie du changement et un rapport de recherche assorti de recommandations pour l’éducation à l’intégrité et le suivi par les élèves dans les écoles secondaires. Le processus d’élaboration de la proposition complète s’est achevé le 21 janvier 2022.

Ce que la recherche a changé

  • Des sources de référence fiables sur la corruption et le manque de redevabilité en RDC sont à la disposition du public et des parties prenantes.
  • Les hauts responsables de l’éducation, les enseignants, les élèves, les chefs d’établissement et les parents connaissent plus précisément les problèmes de corruption qui comptent pour les élèves et pour tout le secteur de l’éducation. Cette prise de conscience suscitera une réaction plus forte face aux actes de corruption et une demande plus forte d’intégrité.
  • 2 projets visant à améliorer la transparence et la redevabilité de la politique éducative ont été élaborés à partir des résultats de la recherche.
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SHINE : résultats de l’année 3

Septembre 2019 – août 2020 : les cibles du CERC pour l’année et les résultats atteints.

IndicateurCibleRésultat
Clubs d’Intégrité en activité5554
Jeunes moniteurs (membres actuels et anciens)990810
Jeunes actifs dans les clubs825810
Jeunes moniteurs formés440825
Filles parmi les membres des clubs50 %51,1 %
Filles parmi les responsables des clubs40 %50,7 %
Membres issus de groupes à risque d’exclusion15 %6,2 %
Jeunes touchés par les clubs (cumul)8 0675 987
Écoles dont les services sont suivis5554
Projets d’infrastructure suivis (cumul)5563
Groupes de travail conjoints5534
Réunions des Clubs d’Intégrité990314
Sessions d’apprentissage avec d’autres écoles11056

Les cibles sont la part du CERC dans le cadre de résultats de SHINE ; chiffres complets dans le rapport du projet SHINE 2017–2020. « – » : non rapporté.

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Recherche

Un rapport de la société civile adresse une centaine de recommandations au gouvernement de la RDC

La RDC a ratifié la CNUCC le 23 septembre 2010. Elle s’est ainsi engagée à promouvoir et à renforcer les mesures visant à prévenir et à combattre la corruption plus efficacement.

En juin 2021, le secrétariat de la Coalition UNCAC a chargé le CERC, membre actif de la Coalition, de mener l’évaluation parallèle de la société civile sur la mise en œuvre de la CNUCC par la RDC, dans son deuxième cycle d’examen. L’évaluation couvre le chapitre II (Mesures préventives) et le chapitre V (Recouvrement des avoirs).

Entre le 11 juin et le 1er décembre 2021, le CERC a rencontré des acteurs étatiques et non étatiques pour recueillir des données et évaluer l’application de la CNUCC par la RDC, en droit et en pratique. Les résultats ont servi à produire un rapport parallèle de la société civile sur les efforts de la RDC, ses bonnes pratiques et les lacunes de ses mesures préventives et punitives de lutte contre la corruption et de recouvrement des avoirs.

Le rapport adresse une centaine de recommandations au gouvernement de la RDC. Il sera largement partagé avec les décideurs politiques et le secteur, utilisé dans des séances d’information auprès de plusieurs coalitions et référencé par l’ONU.

Ce que couvre l’évaluation

  • Prévention : politiques et pratiques de prévention de la corruption (article 5) ; organes de prévention de la corruption (article 6) ; emploi dans le secteur public (article 7.1) ; codes de conduite, conflits d’intérêts et déclarations de patrimoine (articles 7, 8 et 12) ; mécanismes de signalement et protection des lanceurs d’alerte (articles 8.1, 8.4 et 13.2) ; financement politique (article 7.3) ; marchés publics (article 9.1) ; gestion des finances publiques (article 9) ; magistrature et ministère public (article 11) ; transparence du secteur privé (article 12) ; accès à l’information et participation de la société (articles 10 et 13.1) ; et mesures de prévention du blanchiment d’argent (article 14).
  • Recouvrement des avoirs : lutte contre le blanchiment d’argent (articles 52 et 58) ; mesures de recouvrement direct de biens (articles 53 et 56) ; outils de confiscation (article 54) ; coopération internationale aux fins de confiscation (articles 51, 54, 55, 56 et 59) ; et restitution et disposition des biens confisqués (article 57).
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Plaidoyer

Le CERC porte ses recommandations aux assises nationales contre la corruption

Fin 2021, le gouvernement a invité la société civile à diagnostiquer la corruption en RDC et à façonner la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption. Le CERC a participé aux deux.

19–23 octobre 2021Les États généraux de lutte contre la corruption

Le CERC a participé aux États généraux de lutte contre la corruption, organisés par le ministère de la Justice avec l’appui du PNUD, dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’Appui à la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo. Ces assises visaient à faire un diagnostic complet des causes profondes et de l’état de la lutte contre la corruption en RDC, à créer un consensus sur les actions prioritaires et les réformes nécessaires pour une réduction significative et durable de la corruption, à proposer des recommandations et à définir leurs modalités de mise en œuvre et de suivi.

Pendant ces 5 jours, le CERC a présenté ses propositions et ses recommandations pour la mise en œuvre effective des mesures de lutte contre la corruption en RDC. Invité en tant qu’expert, il a abordé la prévention de la corruption : son approche du renforcement de l’intégrité publique, l’utilisation de la technologie pour promouvoir la transparence et la redevabilité dans les services publics, et l’introduction d’un cours d’éducation à l’intégrité dans les écoles. Il a aussi discuté avec les représentants du gouvernement de la transparence du mécanisme d’examen de la CNUCC et du rôle de la société civile.

29 novembre – 3 décembre 2021Une nouvelle stratégie nationale

Le CERC a été invité à l’atelier de développement et de validation de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption, organisé par l’APLC. L’APLC a élaboré cette stratégie avec des experts étatiques et non étatiques, sur la base de la stratégie nationale de 2010 et des recommandations des États généraux de lutte contre la corruption de 2021.

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Partenariats

Le CERC tisse des alliances contre la corruption, en RDC et dans le monde

Lutter contre la corruption en RDC reste très dangereux. Pour le faire en sécurité, il faut l’effort commun de nombreuses institutions et personnes, acteurs étatiques comme non étatiques.

Un mécanisme de coordination en RDC

En 2021, le CERC a consulté des organisations anticorruption nationales et locales – la LUCOCO, l’ACAJ, la COCOCULO et l’ODEP – pour mettre en place un mécanisme de coordination. Il permettra des dialogues et des échanges d’informations réguliers entre ces organisations et ces personnes, comme le dialogue de haut niveau contre la corruption.

Le mécanisme vise à mieux utiliser les ressources et l’expertise dans les projets de lutte contre la corruption. Il aide aussi les institutions et les défenseurs de la lutte contre la corruption à partager leurs expériences et leurs connaissances, pour améliorer leur travail et adapter leur stratégie à temps.

Des réseaux mondiaux

  • En 2020, le CERC a été accrédité comme membre ordinaire de la Coalition UNCAC, un réseau mondial de plus de 350 organisations de la société civile dans plus de 100 pays, engagées à promouvoir la ratification, la mise en œuvre et le suivi de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
  • En 2020, le CERC a été admis comme membre de Catalyst 2030, un mouvement mondial d’innovateurs sociaux qui œuvrent pour atteindre les ODD.
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Participants au projet Youth Excel lors d’une formation à Kinshasa. Photo : CERC

Jeunesse

Youth Excel : 10 organisations de jeunes de Kinshasa forment un réseau de recherche

En 2021, 10 organisations de jeunes de Kinshasa ont formé un réseau de recherche grâce à Youth Excel – Les jeunes représentent la RDC, que le CERC a mis en œuvre avec le soutien de l’USAID, par l’intermédiaire de l’IREX.

Youth Excel a été lancé le 19 juillet 2021 pour 13 mois, avec le soutien technique de Search for Common Ground. Il aide les jeunes leaders et les organisations dirigées par des jeunes ou à leur service, à Kinshasa, à mener des recherches de qualité sur la mise en œuvre, à utiliser les données et les apprentissages pour améliorer leurs propres programmes intersectoriels de développement positif des jeunes, et à partager ce qu’ils apprennent. Par un dialogue intergénérationnel, les jeunes et les décideurs adultes façonnent ensuite des politiques, des agendas et des programmes de développement fondés sur les données. Grâce à Youth Excel, le CERC a renforcé son engagement pour le rôle des jeunes dans le développement local en soutenant 10 initiatives dirigées par des jeunes à Kinshasa.

La recherche sur la mise en œuvre est une approche mixte de collecte de données pendant la mise en œuvre d’un programme, afin de l’améliorer. Elle aide les équipes à adapter des programmes éprouvés à de nouveaux contextes, à changer d’échelle, à gagner en rentabilité et à renforcer leur impact.

Youth Excel répond à un objectif commun de l’USAID, de l’IREX et du CERC : donner aux jeunes les moyens de résoudre les défis de développement locaux, nationaux et mondiaux grâce aux données et à la recherche. Il s’attaque aux obstacles qui empêchent les jeunes de mener le développement, comme l’absence d’une base de données probantes largement crédible pour les programmes de jeunesse et d’autres freins à leur influence sur les politiques et les financements. Il construira la base de connaissances sur le développement intersectoriel des jeunes, soutiendra l’initiative Global LEAD de l’USAID, étendra le réseau Youth Lead de l’USAID et fera progresser le programme Parcours vers l’autonomie de l’USAID en matière de développement local durable.

Bénéficiaires de Youth Excel en discussion lors d’une formation du CERC à Kinshasa
Les bénéficiaires de Youth Excel lors de la formation organisée par le CERC à Kinshasa. Photo : CERC

Résultats en 2021

  • 10 organisations dirigées par des jeunes ou à leur service – dont 1 organisation dirigée par des personnes LGBTQI et 2 organisations dirigées par des personnes vivant avec un handicap – ont été sélectionnées pour former l’ICON à Kinshasa.
  • 6 membres du personnel du CERC ont été formés au développement positif des jeunes, à l’approche de la recherche sur la mise en œuvre, et à l’égalité des sexes et à l’inclusion sociale.
  • 20 participants des 10 organisations du réseau ICON ont été formés à l’approche de la recherche sur la mise en œuvre, et à l’égalité des sexes et à l’inclusion sociale.

Ce que vise le projet

  • Des jeunes de Kinshasa, dans leur diversité, créent et dirigent un développement des jeunes inclusif et fondé sur les données, aux niveaux local, national et mondial.
  • Les programmes dirigés par des jeunes ou à leur service savent mieux recueillir et utiliser des données probantes pour renforcer et élargir leur impact.
  • Les jeunes de Kinshasa diffusent les enseignements de leurs recherches sur la mise en œuvre, pour que les données éclairent les programmes et les politiques.
  • À Kinshasa, jeunes et adultes utilisent les données comme un langage intergénérationnel et inclusif pour collaborer et éclairer les décisions.
  • Des réseaux de jeunes ancrés localement réunissent acteurs publics, privés et de la société civile pour accroître l’impact sur le développement.

Comment

  • Soutenir les organisations et les réseaux de jeunes, y compris les réseaux collaboratifs axés sur les problèmes, pour répondre aux enjeux de développement local par la recherche sur la mise en œuvre.
  • Renforcer les compétences en leadership numérique, en leadership des données et en plaidoyer.
  • Être inclusif : donner la priorité au genre et à l’inclusion sociale, et utiliser des outils d’équité du pouvoir dans chaque activité.
  • Soutenir la recherche sur la mise en œuvre en renforçant les réseaux de jeunes chercheurs à Kinshasa.
  • Renforcer les partenariats intergénérationnels grâce aux réseaux collaboratifs et aux sommets de données qui réunissent jeunes et adultes.
  • Engager les secteurs public et privé dans des partenariats qui soutiennent les données et l’apprentissage menés par les jeunes.
  • Promouvoir la recherche en synthétisant et en diffusant les données et les apprentissages des jeunes.
  • Soutenir le plaidoyer qui s’appuie sur la recherche menée par les jeunes et sur le soutien des adultes pour influencer les programmes et les politiques de développement.

La parole aux mentors

« Utilisant l’approche du Développement Positif des Jeunes, YOUTH EXCEL mobilise des jeunes issus de différents groupes marginalisés, d’une manière constructive et productive, en leur fournissant le soutien nécessaire pour développer leur sens du leadership ainsi améliorer la réalisation de leur programme »

Maganga Masembe Éden, Facilitatrice et Mentor

« Youth Excel a permis et fait découvrir aux jeunes et aux différentes organisations des jeunes la magie, le pouvoir et la force de travailler ensemble. En constituant des binômes, les jeunes et leurs organisations ont appris les uns des autres. Mais aussi, l’approche “Research to change” leur a permis d’améliorer leurs programmes internes ainsi que dialoguer avec les décideurs et les adultes afin qu’ensemble ils puissent faire avancer les programmes de développement des jeunes fondés sur les données cette fois-ci de leurs recherches. »

Matyabo Sifa Muriel, Facilitatrice et Mentor

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Salle de réunion des Nations Unies, place de la société civile

Voix mondiale

Les Nations Unies accordent au CERC le statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC

En juillet 2021, l’ECOSOC a accordé au CERC le statut consultatif spécial, sur recommandation de son Comité des ONG, qui comprend 19 États membres de l’ONU.

Le CERC est très reconnaissant de cette reconnaissance et des opportunités que ce statut représente pour notre travail de lutte contre la corruption. Nous utiliserons ce statut consultatif pour renforcer notre plaidoyer en faveur de la lutte contre la corruption, la défense de droits de l’homme et à la promotion de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo.

Heri Bitamala, Directeur exécutif

L’ECOSOC est le forum central où se formulent les recommandations politiques adressées aux États membres et au système des Nations Unies. Il engage une grande variété de parties prenantes dans un dialogue sur le développement durable, par des réunions programmatiques.

Selon son niveau, le statut consultatif donne aux ONG plusieurs droits : participer aux travaux de l’ONU, présenter leurs points de vue et témoigner. Les organisations dotées du statut général ou spécial peuvent assister aux réunions du Conseil et diffuser des déclarations. Le statut donne accès à l’ECOSOC et à ses nombreux organes subsidiaires, aux mécanismes des droits humains de l’ONU, aux processus ad hoc sur les armes légères et aux événements spéciaux organisés par le président de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le statut spécial est accordé aux ONG qui ont une compétence particulière dans quelques-uns des domaines couverts par l’ECOSOC.

Le travail du CERC est à cheval sur la corruption et les droits humains. Le statut consultatif spécial facilitera notre plaidoyer à l’ONU, avec l’accès aux sessions de haut niveau et une participation plus facile à ces processus. Il est accordé après une candidature rigoureuse et un contrôle approfondi de la gouvernance et des systèmes financiers de l’organisation, et de sa crédibilité de chef de file dans son domaine.

« La participation du CERC aux travaux de l’ECOSOC est une opportunité pour faire entendre la voix de la société civile, ainsi que nos recommandations au niveau le plus élevé sur les graves violations des droits humains et les mesures à prendre dans la lutte contre la corruption. »

Jonathan Musa Nzamu, Officier de Recherche, Suivi, Évaluation et Apprentissage

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Gouvernance

Le CERC s’installe à Kinshasa et met en place ses systèmes de gouvernance

Pour lutter avec succès contre la corruption, le CERC doit disposer des compétences et de l’expertise nécessaires. En 2021, renforcer les capacités de l’organisation et de son personnel clé était une priorité.

Une organisation nationale

Le CERC a transféré son siège d’Uvira à Kinshasa, du niveau local au niveau national. Il est désormais enregistré au niveau national auprès du ministère de la Justice et dispose d’une légalité et d’une légitimité totales pour lutter contre la corruption dans tout le pays. Le CERC a aussi mobilisé un groupe de personnalités éminentes qui établiront une présence durable à Kinshasa, au Sud-Kivu et au Nord-Kivu.

Le CERC a débuté en tant qu’association à but non lucratif en 2017. Ses activités sont régies par ses statuts du 15 avril 2017 (modifiés en mai 2021). Il est enregistré en vertu de la loi 004/2001 comme organisme d’utilité publique, sous le numéro F92/42579.

Des systèmes et des compétences renforcés

  • En janvier 2021, le CERC a recruté un cabinet de conseil pour élaborer son plan de développement organisationnel, son manuel des systèmes de gouvernance et ses politiques. Tous les cadres juridiques et les politiques nécessaires, dont les règlements, les manuels de gestion financière et les politiques de sauvegarde et de lutte contre la corruption, sont en place et appliqués. Le CERC et ses principaux membres sont fortement engagés à respecter les critères et les exigences des donateurs.
  • S’appuyant sur l’expertise nationale, 6 membres du personnel ont suivi 2 formations, en apprentissage adaptatif et en élaboration de la théorie du changement, dispensées par des experts recrutés par OXFAM IBIS dans le cadre de l’année zéro du projet Education Out Loud.
  • En août 2021, dans le cadre du programme d’apprentissage élaboré pendant l’année zéro, le CERC a recruté un cabinet de conseil pour former tout son personnel, sur mesure, à la conception et la gestion de programmes ; MEAL ; le plaidoyer et le dialogue politique ; la gestion financière et l’audit interne ; et la gestion des ressources humaines et de la logistique.
  • L’année zéro a aussi formé l’équipe du programme à l’élaboration et à la gestion de programmes et au suivi, à l’évaluation et à l’apprentissage ; à la gestion adaptative et à la théorie du changement ; et à l’intégration des droits humains, du genre et de l’inclusion dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes. En octobre 2021, 6 membres du personnel du programme ont été formés au plaidoyer de haut niveau et au dialogue politique.
  • Un plan d’action de diligence raisonnable, élaboré et mis en œuvre pendant l’année zéro, a renforcé la gouvernance et les systèmes de gestion du CERC.

Bonne gouvernance

Notre structure dirigeante est transparente, conforme aux lois applicables et suit les meilleures pratiques de gouvernance. Nous avons :

  • un conseil d’administration qui supervise et évalue le Directeur exécutif et supervise les programmes et les questions budgétaires. Il définit la stratégie globale conformément à notre mission, et veille à ce que les ressources soient utilisées de manière efficace et appropriée, que la performance soit mesurée, que l’intégrité financière soit assurée et que l’engagement social soit maintenu ;
  • des procédures écrites pour la nomination, les responsabilités et les mandats des membres de l’organe directeur, et pour prévenir et gérer les conflits d’intérêts ;
  • une assemblée générale régulière habilitée à nommer et à remplacer les membres du conseil d’administration.

Le Conseil se réunit tous les trimestres. Son rôle est la gouvernance et la supervision stratégique : il approuve le budget et les plans opérationnels et stratégiques, nomme le président et le Directeur exécutif, et approuve la politique générale d’emploi du personnel. Il contribue aussi par des sous-comités, en approuvant la stratégie et les nouvelles politiques, et en conseillant sur la collecte de fonds. Il tranche les questions importantes pour l’image publique du CERC, comme le soutien aux campagnes d’autres organisations ou des formes de collecte de fonds jugées sensibles, et toute question aux implications juridiques importantes. Toutes les autres décisions sont déléguées au Directeur exécutif, qui consulte les membres du Conseil, collectivement ou individuellement, lorsqu’ils ont l’expertise nécessaire ou sont susceptibles d’avoir des avis tranchés.

Gestion professionnelle

  • Contrôle financier : des procédures internes garantissent que tous les fonds sont utilisés efficacement et réduisent le risque d’utilisation abusive. Nous suivons les meilleures pratiques de gestion financière.
  • Évaluation : nous améliorons sans cesse notre efficacité, avec des procédures d’évaluation de notre conseil, de notre personnel, de nos programmes et de nos projets fondées sur la responsabilité mutuelle.
  • Partenaires : nous veillons à ce que nos partenaires respectent eux aussi les normes les plus élevées d’honnêteté et de redevabilité, et n’aient aucune relation avec des organisations ou des personnes impliquées dans des pratiques illégales ou contraires à l’éthique.
  • Ressources humaines : notre succès reflète la qualité de notre personnel, de nos bénévoles et de notre gestion, et nous investissons dans leur développement. La rémunération et les avantages équilibrent les attentes du public envers les organisations à but non lucratif et le besoin d’attirer et de retenir le personnel dont notre mission a besoin. Nos politiques respectent pleinement les réglementations du travail internationales et nationales, appliquent les meilleures pratiques du secteur bénévole en matière de droits, de sécurité, de santé et d’hygiène au travail et d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et prévoient l’évaluation régulière de tout le personnel.
  • Corruption : nos politiques interdisent expressément tout acte de corruption commis par le personnel ou par toute personne travaillant pour le CERC ou en son nom.
  • Lanceurs d’alerte : le personnel est encouragé à signaler à la direction toute activité qui pourrait ne pas être conforme à la loi, à notre mission ou à nos engagements.

Nos politiques

Notre légitimité découle de la qualité de notre travail et de la reconnaissance et du soutien des personnes avec et pour qui nous travaillons, de nos donateurs et du grand public. Le CERC est attaché à l’ouverture, à la transparence et à l’honnêteté sur ses structures, ses objectifs, ses politiques et ses activités. Nous communiquons activement avec les parties prenantes et rendons l’information publique.

En tant que petite organisation, nous savons combien il est difficile de formaliser des politiques et des procédures : nous partageons donc les nôtres et les mettons à jour en continu. N’hésitez pas à les utiliser et à les adapter. Elles portent sur : 001 les ressources humaines ; 002 l’administration, les finances, la comptabilité et l’approvisionnement ; 003 la gestion générale des risques ; 004 les voyages ; 005 la protection de l’environnement ; 006 la sauvegarde ; 007 l’égalité des sexes et l’inclusion sociale ; 008 la protection des données ; 009 les médias sociaux ; 010 la traite des êtres humains ; 011 le recrutement et l’évaluation du personnel, avec 011.2 l’organigramme du CERC ; 012 la lutte contre la corruption et les cadeaux ; 013 la lutte contre le harcèlement et la procédure de plainte ; et 014 les conflits d’intérêts. Elles sont complétées par nos statuts et notre règlement intérieur.

  • Politique anticorruption. En 2020, le CERC a révisé sa politique de lutte contre la corruption et les pots-de-vin pour l’aligner sur l’évolution des meilleures pratiques de redevabilité dans le secteur à but non lucratif. Elle vise à prévenir la fraude et la corruption dans les projets et les contrats soutenus par le CERC aux niveaux local et national, et peut être téléchargée.
  • Politique de dénonciation. Elle aide le personnel et les parties prenantes à signaler les comportements inacceptables et les actes répréhensibles, grâce à un mécanisme de signalement indépendant et confidentiel pour ceux qui ne se sentent pas à l’aise de signaler une faute à l’organe de gouvernance concerné du CERC.
  • Politique de protection de l’enfance. La politique de sauvegarde du CERC, claire et sans équivoque, vise à ce qu’aucun enfant ou jeune associé au CERC ne subisse de préjudice. Le CERC applique une tolérance zéro pour les brimades, les comportements discriminatoires et le harcèlement sexuel.
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Leçons apprises

Ce que l’année zéro nous a appris

  • Les principales parties prenantes doivent participer à toutes les phases d’une proposition, et pas seulement à l’analyse initiale. Leur participation a permis au projet de répondre au besoin d’un plaidoyer et d’une redevabilité accrus dans l’éducation.
  • L’équipe du programme a besoin de solides compétences en recherche, en élaboration de projets et en budgétisation.
  • Des élèves filles ont signalé du harcèlement sexuel et de la corruption sexuelle en échange de notes. Faute de temps pour étudier ces questions, le CERC s’est engagé à approfondir la recherche.

Le CERC a jugé satisfaisant le processus suivi pendant l’année zéro, et très satisfaisants les produits finaux – proposition, cadre logique, budget et cadre de suivi – ainsi que les résultats en matière d’apprentissage.

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Perspectives

Nos projets pour 2022

De la recherche à l’action

Pour favoriser l’acceptation par le public, le partenariat et l’appropriation des résultats de nos recherches, le CERC va :

  • tenir une conférence de presse pour publier le rapport de la société civile sur la mise en œuvre de la CNUCC par la RDC entre 2016 et 2021 ;
  • travailler étroitement avec l’APLC du gouvernement congolais, les organisations de la société civile anticorruption, les médias et les instituts de recherche professionnels pour plaider auprès des organes gouvernementaux en faveur de la mise en œuvre des recommandations.

Des coalitions contre la corruption

Lutter contre la corruption exige un large engagement du public, et des personnes équipées pour agir. En 2022, le CERC va créer et soutenir des coalitions d’institutions et de personnes dans toute la RDC : ministères concernés, ONG, jeunes et élèves, médias, entreprises privées, institutions chargées de l’application de la loi et autorités locales. Chaque fois que possible, des projets conjoints s’attaqueront à la corruption et promouvront la redevabilité et la transparence ; les institutions et organisations concernées les mettront en œuvre en coopération avec l’APLC. Nous attendons que :

  • les ressources de la lutte contre la corruption soient réparties de manière plus efficace et efficiente entre les principales parties prenantes, avec des occasions régulières d’apprendre ;
  • la coopération et le réseautage entre de nombreux acteurs de la lutte contre la corruption multiplient l’impact de leur travail ;
  • davantage de personnes et d’organisations dans la coalition lui donnent plus d’influence pour plaider en faveur de meilleures politiques anticorruption et d’une meilleure application de la loi.

Les jeunes et l’école

  • Travailler avec 10 parlementaires, 50 hauts responsables de l’éducation et 6 ONG pour intégrer des protocoles de lutte contre la corruption et de transparence dans le secteur de l’éducation.
  • Créer 150 Clubs d’Intégrité et 150 clusters éducatifs dans des écoles secondaires sélectionnées de Kinshasa et du Sud-Kivu.
  • Former et accompagner 2 250 élèves de 14 à 19 ans pour qu’ils deviennent des agents actifs de changement positif, qui promeuvent l’intégrité et la redevabilité et exigent que les réformes de l’éducation répondent à leurs besoins.

Nous attendons que les élèves aient plus d’occasions, et plus d’encouragements, pour promouvoir l’intégrité dans l’éducation ; qu’ils reçoivent une éducation à l’intégrité par des programmes formels ou informels, comme les Clubs d’Intégrité, et respectent ces valeurs en entrant dans la vie active, créant une plus grande demande d’intégrité dans la société ; que le ministère de l’Éducation accepte d’intégrer un cours d’éducation à l’intégrité et à la lutte contre la corruption dans le programme national ; et que des organisations et des réseaux de jeunes lancent et dirigent des initiatives qui font entendre davantage la voix des jeunes en RDC.

Un CERC plus fort

En développant et en suivant ses capacités institutionnelles, le CERC sera de plus en plus perçu en 2022 comme un pont vers les ressources et l’expertise nationales en matière de lutte contre la corruption, et commencera à devenir l’une des institutions de renforcement des capacités de la lutte contre la corruption en RDC.

  • Nous voulons faire du CERC l’un des meilleurs endroits où travailler. D’ici fin 2022, nous mettrons en place un système de gestion du personnel et des ressources humaines transparent, efficace et équitable, et veillerons à ce qu’au moins 50 % du personnel et des bénévoles soient des femmes et qu’au moins 75 % des stagiaires proviennent de milieux moins privilégiés et diversifiés.
  • D’ici fin 2022, le siège du CERC disposera de la documentation et des systèmes de gestion financière nécessaires, et fonctionnera dans une stricte transparence financière et redevabilité ; le siège et les bureaux provinciaux utiliseront le logiciel QuickBooks pour la gestion financière.
  • En 2022, nous visons plus de 100 000 abonnés sur nos pages de réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter et LinkedIn), 8 millions de personnes atteintes et qui interagissent avec nos publications, et plus de 300 000 visiteurs sur notre site web.
  • Le conseil d’administration du CERC réunira des personnalités éminentes aux parcours et expertises variés : développement, droits humains, gouvernance démocratique, développement des jeunes, secteur privé et renforcement des capacités.
  • Le Directeur exécutif et le conseil d’administration du CERC participeront à des événements anticorruption régionaux et internationaux, pour apprendre et tisser des liens avec d’autres partenaires et experts internationaux.
  • La compréhension mutuelle et la confiance entre les institutions congolaises et le CERC s’amélioreront.
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Partie 2 · États financiers

D’où vient l’argent, comment il a été dépensé et comment il en est rendu compte.

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Redevabilité

Exercices 2020 et 2021 – déclarations de responsabilité des fonds (non auditées) et comptes 2020 audités

Revue financière

La présente revue couvre les exercices 2020 et 2021. Elle a été établie à partir des états consolidés des activités financières du CERC (déclarations de responsabilité des fonds) pour 2020 et 2021, et des rapports d’audit des comptes 2020 et 2021 du CERC par le cabinet Group BEAG (auditeur principal : ALUMA Armand, expert-comptable agréé), signés à Uvira le 3 février 2021 et le 28 janvier 2022. Tous les montants sont exprimés en dollars américains. Les comptes 2020 et 2021 ont été audités (notes 4 à 10). Les notes 1 à 3 reproduisent les déclarations de responsabilité des fonds du CERC telles qu’établies avant les audits ; lorsque l’audit 2021 en diffère, la présente revue retient les chiffres audités et la note 10 explique chaque écart.

Financement de nos activitésCe qui a financé les activités de la partie 1

  • La déclaration de responsabilité des fonds du présent rapport est conforme aux statuts du CERC et à ses procédures comptables et de rapportage.
  • La crise de la COVID-19 a durement touché la collecte de fonds du CERC en 2020 et 2021 : le CERC a dû réduire ses opérations et fermer ses bureaux d’Uvira et de Bukavu, au Sud-Kivu.
  • Année zéro – Élèves agissant pour la redevabilité et l’éducation de qualité. En 2021, le Partenariat mondial pour l’éducation a accordé au CERC 23 986,00 USD, par l’intermédiaire d’OXFAM IBIS, dans le cadre d’Education Out Loud (composante opérationnelle 2), pour préparer le projet. Le CERC a reçu les fonds à la mi-juin 2021, environ trois mois après le début de la période, et a ajusté son plan de travail. La collecte et l’analyse des données ont coûté 7 540 USD, de l’analyse des parties prenantes et de la collecte des données à la théorie du changement, à la stratégie GESI et aux rapports.
  • Youth Excel – Les jeunes représentent la RDC. En 2021, l’USAID a accordé au CERC 32 506,71 USD, par l’intermédiaire de l’IREX, pour mettre en œuvre Youth Excel à Kinshasa.
  • Soutien en nature. Twilio.org a accordé au CERC 6 500 USD pour son projet d’éducation sur le vaccin contre la COVID-19, et les licences Microsoft 365 Business Premium de Microsoft, d’une valeur de 24 000 USD, hébergent les courriels professionnels du CERC jusqu’en 2030.
  • Exécution du budget. Selon l’audit indépendant des comptes 2020 du CERC, 88 % du budget 2020 a été réalisé.

Tous les projetsÉtat consolidé – tous les projets

Ressources, dépenses et soldes de tous les projets confondus, pour 2021 comparé à 2020.

Ressources et dépenses2021
USD
2020
USD
Fonds reçus
Integrity Action – SHINE, phase 3–30 306,30
Accountability Lab – Construire l’intégrité en RDC–18 651,75
Twilio.org – éducation à la vaccination contre la Covid-19 (crédits en nature)–6 500,00
Microsoft – licences (en nature)–24 000,00
Coalition CNUCC3 431,50–
USAID / IREX – Youth Excel32 506,71–
PME / Oxfam IBIS – Education Out Loud23 986,00–
Ressources propres du CERC9 380,75–
Total des fonds reçus69 304,9679 458,05
Dépenses, tous projets confondus
Charges de personnel18 150,7222 441,08
Activités des programmes26 290,0014 282,54
Déplacements et transport392,00–
Loyer, fonctionnement et équipement12 956,7531 619,54
Honoraires, formation du personnel et audit–45,15
Administration et frais généraux2 023,782 138,05
Restitution de fonds non utilisés à un bailleur6 424,23–
Total des dépenses66 237,4870 526,36
Fonds reçus moins dépenses3 067,488 931,69
Solde reporté de l’exercice précédent9 945,591 013,90
Solde reporté à l’exercice suivant13 013,079 945,59

État des fonds, par subvention

Pour chaque subvention : le solde reporté de l’exercice précédent, les fonds reçus, les fonds dépensés, les fonds restitués au bailleur ou transférés à une autre subvention (et les ajustements), et le solde à reporter. Un solde négatif signifie des dépenses en avance sur le financement. Chaque ligne indique si ses chiffres sont audités, et par quel audit.

Subvention et bailleurSolde reporté
USD
Reçu
USD
Dépensé
USD
Restitué, transferts
USD
Solde à reporter
USD
2020
SHINE
Integrity Action (NORAD) · Audité – Audit 2020 (Group BEAG)
1 255,4030 306,3027 798,84−241,503 521,36
Construire l’intégrité en RDC
Département d’État des États-Unis (INL), à travers Accountability Lab · Audité – Audit 2020 (Group BEAG)
–18 651,7512 227,52–6 424,23
Projet d’éducation à la vaccination contre la Covid-19
Twilio · Audité – Audit 2020 (Group BEAG)
–6 500,006 500,00––
Licences Microsoft 365 et hébergement des courriels
Microsoft (en nature) · Audité – Audit 2020 (Group BEAG)
–24 000,0024 000,00––
Total 20201 255,4079 458,0570 526,36−241,509 945,59
2021
SHINE
Integrity Action (NORAD) · Audité – Audit 2021 (Group BEAG)
3 521,36–––3 521,36
Construire l’intégrité en RDC
Département d’État des États-Unis (INL), à travers Accountability Lab · Audité – Audit 2021 (Group BEAG)
6 424,23––−6 424,23–
Rapport parallèle de la société civile sur la CNUCC
Coalition CNUCC · Audité – Audit 2021 (Group BEAG)
–3 431,503 431,50––
Youth Excel – Youth Represent DRC
USAID, à travers IREX · Audité – Audit 2021 (Group BEAG)
–32 506,7123 761,50–8 745,21
Année zéro – Students Acting for Accountability and Quality of Education
Partenariat mondial pour l’éducation, à travers Oxfam IBIS · Audité – Audit 2021 (Group BEAG)
–23 986,0023 239,50–746,50
Équipement de bureau (ressources propres du CERC)
Ressources propres du CERC · Audité – Audit 2021 (Group BEAG)
–9 380,759 380,75––
Total 20219 945,5969 304,9659 813,25−6 424,2313 013,07

BudgetBudget et réalisations

Budget et réalisations, 2021

Budget
USD
Réalisé
USD
Taux
Charges du personnel18 150,7218 150,72100 %
Charges de fonctionnement de l’organisation3 651,783 651,78100 %
Équipement et matériels20 000,009 380,7547 %
Activités programmatiques44 545,9435 054,2379 %
Total86 348,4466 237,4877 %

Audit 2021 par Group BEAG, note 2.

Fonds affectésLes projets financés

En 2020 et 2021, les ressources du CERC provenaient de subventions affectées à des projets.

ProjetBailleurPériodeMontant reçu
USD
Construire l’intégrité en RDCDépartement d’État des États-Unis (INL), à travers Accountability Lab202018 651,75
Élèves agissant pour l’honnêteté, l’intégrité et l’égalité – phase 3Integrity Action202031 320,20
Projet d’éducation sur le vaccin Covid-19Twilio20206 500
Licences Microsoft 365 Business PremiumMicrosoft202024 000
Production du rapport parallèle de la société civile de l’UNCACCoalition UNCACjuin – déc. 20213 431,50
Youth ExcelUSAID, à travers l’IREXà partir de juil. 2021 (13 mois)32 506,71
Élèves agissant pour la redevabilité et l’éducation de qualitéPME, à travers OXFAM IBIS202123 986,00
Équipement de bureauRessources propres du CERC20219 380,75

Montants reçus en 2020 (audit 2020, notes 1 et 4) et en 2021 (audit 2021, note 10).

  • Construire l’intégrité en RDC – Financé par l’INL du Département d’État des États-Unis, à travers Accountability Lab : les salaires du personnel, le loyer et l’équipement du bureau, l’électricité, la communication et les frais bancaires (note 1).
  • Élèves agissant pour l’honnêteté, l’intégrité et l’égalité – Les salaires du personnel, l’engagement avec les écoles, la formation et le renforcement des capacités, les dépenses et le suivi des clubs d’intégrité, et le plaidoyer et l’engagement politique (note 1).
  • Projet d’éducation sur le vaccin Covid-19 – Le projet de formation du CERC sur le vaccin contre la Covid-19, soutenu par Twilio.org.
  • Microsoft 365 – Des licences Microsoft 365 Business Premium, qui permettent d’héberger les courriels professionnels du CERC jusqu’en 2030.
  • Rapport parallèle UNCAC – L’évaluation parallèle de la société civile sur la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption par la RDC, couvrant le chapitre II (Mesures préventives) et le chapitre V (Recouvrement des avoirs) : honoraires des chercheurs, collecte et analyse des preuves (note 2).
  • Youth Excel – Un projet de 13 mois, lancé à Kinshasa le 19 juillet 2021 avec le soutien technique de Search for Common Ground, qui a soutenu les organisations dirigées par des jeunes et au service des jeunes dans leurs recherches sur la mise en œuvre ; en 2021, 10 organisations ont formé le réseau collaboratif ICON (note 2).
  • Élèves agissant pour la redevabilité et l’éducation de qualité – pour créer des Clubs d’intégrité dans 150 écoles secondaires à Kinshasa et au Sud-Kivu ; en 2021, les fonds reçus (23 986,00 USD) ont couvert le renforcement des capacités, la collecte et l’analyse des preuves, le développement d’outils et de stratégies et le développement de la proposition (note 2).

RessourcesLes ressources

En 2020, le CERC a reçu 49 971,95 USD de ses deux bailleurs de projets : 18 651,75 USD d’Accountability Lab et 31 320,20 USD d’Integrity Action (note 1). Les comptes audités comprennent en outre la subvention de Twilio (6 500 USD) et les licences de Microsoft (24 000 USD), ce qui a porté les recettes 2020 à 80 471,95 USD, sans écart entre les montants attendus et réalisés (note 4).

En 2021, selon l’audit, les ressources entrantes se sont élevées à 69 304,96 USD : 32 506,71 USD de l’USAID à travers l’IREX pour Youth Excel, 23 986,00 USD du PME à travers OXFAM IBIS, 3 431,50 USD de la Coalition UNCAC et 9 380,75 USD de ressources propres du CERC, utilisées pour l’équipement du bureau. Avec le solde de 9 945,59 USD de 2020, le CERC disposait de 79 250,55 USD (note 10).

DépensesLes dépenses

En 2020, le CERC a dépensé 40 026,36 USD pour les deux projets de la déclaration de responsabilité des fonds : 27 798,84 USD pour le projet Élèves agissant pour l’honnêteté, l’intégrité et l’égalité – principalement les salaires du personnel (15 605,58 USD) et l’engagement avec les écoles (4 799,45 USD) – et 12 227,52 USD pour le projet Construire l’intégrité en RDC (note 1). Y compris les fonds de Twilio et de Microsoft, les dépenses auditées se sont élevées à 70 526,36 USD pour un budget de 80 471,95 USD, soit un taux de réalisation de 88 % : les charges du personnel, les charges de fonctionnement et l’équipement ont été réalisés en totalité, et les dépenses des activités programmatiques à 79 % (notes 5 et 6).

Les soldes non dépensés des deux projets au 31 décembre 2020 – 6 424,23 USD pour Construire l’intégrité en RDC (6 423,43 USD dans la déclaration de responsabilité des fonds, note 10) et 3 521,36 USD pour Élèves agissant pour l’honnêteté, l’intégrité et l’égalité (note 1) – figuraient en dettes à court terme envers Accountability Lab et Integrity Action dans la situation du patrimoine (note 9).

En 2021, selon l’audit, les dépenses et restitutions se sont élevées à 66 237,48 USD : 23 761,50 USD pour Youth Excel, dont 18 150,72 USD de salaires et avantages sociaux ; 23 239,50 USD pour l’année zéro d’Élèves agissant pour la redevabilité et l’éducation de qualité (23 309,86 USD dans le rapport financier de l’année zéro à Oxfam IBIS) ; 3 431,50 USD pour le rapport parallèle UNCAC ; 9 380,75 USD d’équipement de bureau achetés sur les ressources propres du CERC ; et la restitution de 6 424,23 USD à Accountability Lab – un transfert bancaire de 6 367,73 USD plus les frais bancaires (notes 2, 3 et 10). Au 31 décembre 2021, Youth Excel présentait un solde de 8 745,21 USD et l’année zéro un solde de 746,50 USD.

La trésorerie auditée du CERC était de 9 945,59 USD au 31 décembre 2020, déposée à la Trust Merchant Bank (note 7), et de 13 013,07 USD au 31 décembre 2021 – 12 683,07 USD en banque et 330 USD en caisse –, entièrement due aux projets : 8 745,21 USD à Youth Excel (USAID/IREX), 3 521,36 USD à Integrity Action et 746,50 USD au PME/Oxfam IBIS pour l’année zéro (note 10). Les déclarations de responsabilité des fonds indiquaient des positions nettes de 9 944,79 USD et 12 942,86 USD ; la note 10 explique les écarts.

AuditRapport de l’auditeur indépendant

Les comptes annuels du CERC pour l’exercice 2020, du 1er janvier au 31 décembre 2020, ont été audités et certifiés par le cabinet Group BEAG (Bureau d’Études, Audit et Capacitation en Gestion), établi à Uvira (Sud-Kivu), sous la conduite de son auditeur principal, ALUMA Armand, expert-comptable agréé. Le rapport d’audit a été signé à Uvira le 03 février 2021.

Sur la base des contrôles effectués, notre avis est que, les états financiers du CERC « Centre de Recherche sur l’Anti-corruption » arrêtés au 31 Décembre 2020 par les services financier et comptable du CERC, donnent une image fidèle dans tous ses aspects significatifs de la situation et de son état au 31 Décembre 2020 en conformité avec les règles de comptabilité, des procédures du CERC et les directives de justification des dépenses des donateurs.

Les chiffres du rapport d’audit sont reproduits aux notes 4 à 9 tels qu’ils figurent dans l’original, avec les écarts signalés sous la note 9.

Les comptes 2021 du CERC ont été audités par le même cabinet, dont le rapport a été signé à Uvira le 28 janvier 2022 : « les états financiers du CERC […] arrêtés au 31 Décembre 2021 […] donnent une image fidèle dans tous ses aspects significatifs de la situation et de son état au 31 Décembre 2021 ». Le rapport d’audit est publié sur cerc.cd, sans les coordonnées personnelles ni le numéro de compte bancaire ; ses chiffres figurent à la note 10.

Politique de financementNos sources de financement

Le CERC a été financé par des bailleurs et des partenaires, directement ou à travers des organisations partenaires, sous forme de subventions affectées à des projets : en 2020, le Département d’État des États-Unis (INL) à travers Accountability Lab, et Integrity Action, avec le soutien de Twilio.org et de Microsoft ; en 2021, la Coalition UNCAC, l’USAID à travers l’IREX et le Partenariat mondial pour l’éducation à travers OXFAM IBIS, tandis que le CERC a utilisé ses ressources propres (9 380,75 USD) pour équiper son bureau. Chaque projet a fait l’objet d’une comptabilité distincte, par projet et par bailleur. La crise de la COVID-19 a eu un impact significatif sur la collecte de fonds en 2020 et 2021, et le CERC a réduit ses opérations en fermant les bureaux d’Uvira et de Bukavu dans le Sud-Kivu.

Note 1État consolidé des activités financières, année clôturée le 31 décembre 2020

État consolidé des activités financières (y compris les recettes et les dépenses), par projet et par donateur. La colonne « Réf. » reprend les renvois aux notes de l’état original.

Réf.Montant
$US
ENTRÉES
Fonds reçus de Accountability Lab.118 651,75
Fonds reçus d’Integrity Action231 320,20
RESSOURCES ENTRANTES TOTALES49 971,95
DÉPENSES PAR PROJET/DONATEUR
RENFORCER L’INTÉGRITÉ EN RDC
Par Accountability Lab.
Salaires du personnel1.16 835,50
Loyer Bureau1.23 000,00
Équipements du Bureau1.32 060,00
Électricité1.438,00
Frais bancaires1.5236.02
Communication1.658,00
DÉPENSES TOTALES DU PROJET12 227,52
BALANCE AU 31 DÉCEMBRE 20206 423,43
ÉLÈVES AGISSANT POUR L’HONNÊTETÉ, L’INTÉGRITÉ ET L’ÉGALITÉ/Par Integrity Action
Salaires du personnel2.115 605,58
Engagement avec les écoles2.24 799,45
Formation et renforcement des capacités2.31 203,05
Dépenses et suivi des clubs d’intégrité2.4826,60
Plaidoyer et engagement politique2.5953,44
Assistance technique et honoraires professionnels2.645,15
Communication, impression et fournitures de bureau)2.72 227,52
Frais généraux2.82 138,05
DÉPENSES TOTALES DU PROJET27 798,84
BALANCE AU 31 DÉCEMBRE 20203 521,36
TOTAL DES RESSOURCES DÉPENSÉES EN 202040 026,36
RESSOURCES ENTRANTES NETTES9 944,79
REPORT A NOUVEAU-
SOLDE REPORTÉ AU PROCHAIN EXERCICE9 944,79

Déclaration de responsabilité des fonds établie par le CERC pour 2020 ; les chiffres audités de 2020 figurent aux notes 4 à 9.

Note 2État consolidé des activités financières, année clôturée le 31 décembre 2021 (avant audit)

État consolidé des activités financières (les recettes et les dépenses), par projet et par donateur.

Réf.Montant
$US
ENTRÉES
Fonds reçus de la Coalition UNCAC33 431,65
Fonds reçus d’USAID - IREX432 506,71
Fonds reçus du PME - OXFAM IBIS523 986,00
RESSOURCES ENTRANTES TOTALES59 924,36
DÉPENSES PAR PROJET/DONATEUR
Production du rapport parallèle de la société civile de l’UNCAC/Par la Coalition UNCAC
Honoraires pour chercheurs3.13 000
Collecte et analyse des preuves3.2330,00
Frais bancaires3.3101,50
DÉPENSES TOTALES DU PROJET3 431,50
BALANCE AU 31 DÉCEMBRE 2021-
Projet Youth Excel financé par l’USAID
Par USAID - IREX
Salaires et avantages sociaux4.118 150,72
Voyage4.2392,00
Fournitures4.3785,00
Autres coûts directs4.42410,00
Les coûts indirects4.52 023,78
DÉPENSES TOTALES DU PROJET23 761,50
BALANCE AU 31 DÉCEMBRE 20218 745,21
ÉLÈVES AGISSANT POUR LA REDEVABILITE ET L’EDUCATION DE QUALITE/ Par OXFAM IBIS
Renforcement des capacités5.18 200,00
Collecte et analyse des preuves5.27 540,00
Développement d’outils et de stratégies5.31 800,00
Développement de la proposition5.45 420,00
Frais bancaires5.5349,86
DÉPENSES TOTALES DU PROJET23 309,86
BALANCE AU 31 DÉCEMBRE 2021676,14

Déclaration de responsabilité des fonds établie par le CERC avant l’audit 2021 (non auditée) ; les chiffres audités de 2021 et les écarts figurent à la note 10.

Note 3Transfert bancaire et position nette, 2021 (avant audit)

Réf.Montant
$US
TRANSFERT BANCAIRE
À Accountability Lab.6 367,73
Frais bancaires55,70
TRANSFERT TOTAL6423,43
TOTAL DES RESSOURCES DÉPENSÉES EN 202156 926,29
RESSOURCES ENTRANTES NETTES2 998,07
REPORT A NOUVEAU (01/01/2021)9 944,79
POSITION NETTE AU 31 DECEMBRE 202112 942,86
SOLDE REPORTÉ AU PROCHAIN EXERCICE12 942,86

Établi par le CERC avant l’audit 2021 (non audité) ; voir la note 10 pour le solde audité de 13 013,07 USD.

Note 4Recettes par donateur, 2020 – comptes audités (USD)

Recette par donateurMontant attenduMontant réaliséÉcart
Integrity Action31,320.231320.200
Accountability Lab18,651.7518,651.750
Twilio6,5006,5000
Microsoft2,400024,0000
TOTAL80,471.9580,471.950

Projets concernés :

DonateurTitre du projet
Integrity ActionÉtudiants agissant pour l'honnêteté, l'intégrité et l'égalité/Phase 3
Accountability LabConstruire l'intégrité en RDC
TwilioProjet d'éducation sur le vaccin Covid-19
MicrosoftLicences Microsoft 365 Business Premium et hébergement des Emails Professionnels du CERC jusqu'en 2030.

Note 5Dépenses par donateur, 2020 – comptes audités (USD)

DépenseMontant prévuMontant réaliséÉcart
Integrity Action31,320.227,798.843,521.36
Accountability Lab18651.7512,227.526,423.43
Twilio6,50065000
Microsoft2,4000240000
TOTAL80,471.9570,526.369 945,59

Note 6Dépenses par poste budgétaire, 2020 : prévisions et réalisations

Code et poste budgétairePrévuesRéaliséesRéalisation
B001 Charges du personnel$22 441,08$22 441,08100%
B002 Charges liées au fonctionnement de l’organisation$5 559,54$5 559,54100%
B003 Équipement et Matériels$4 198,05$4 198,05100%
B004 Dépense des activités programmatiques$48 273,28$38 327,6979%
TOTAL$80 471,95$70 526,3688%

Note 7Situation de trésorerie au 31 décembre 2020 (USD)

DésignationMontant
Solde au 31 décembre 20196,730.34
Recettes 202073,741.61
Dépenses 202070,526.36
Solde au 31 décembre 20209,945.59

Le solde de trésorerie est disponible dans le compte bancaire du CERC à la TMB.

Note 8Situation du patrimoine au 31 décembre 2020 — actif (USD)

ActifMontant brutAmort.Net
A — Immobilisations
A1 Immobilisation incorporel38978311
A2 Matériel roulant1,7421,7420
A3 Mobiliers de bureau3403400
A4 Équipement informatique747560187
Sous total3,2182,720498
B — Valeurs d’exploitation
B1 Fourniture de bureau000
Sous total000
C — Valeurs réalisables
C1 Prêt ; avance000
C2 Débiteur divers00
Sous total000
D — Disponibles
Banque9,945.5909,945.59
Caisse00
Sous total9,945.5909 945,59
TOTAL GÉNÉRAL13,163.592,72010,444

Note 9Situation du patrimoine au 31 décembre 2020 — passif (USD)

PassifMontant
A — Fonds propres et dettes à long et moyen terme
A1 Capital2,471
A2 Dons747
B — Dettes à court terme
B1 Accountability Lab6 424,23
B2 Integrity action3 521,36
TOTAL GÉNÉRAL13,164

Les chiffres sont reproduits tels qu’ils figurent dans le rapport d’audit. Dans l’original, le montant attendu et prévu de Microsoft est imprimé « 2,4000 » pour 24,000 ; l’écart d’Accountability Lab est indiqué à 6,423.43, alors que 18,651.75 − 12,227.52 = 6,424.23 (montant repris au passif, et qui seul donne le total de 9 945,59) ; les recettes 2020 de la situation de trésorerie (73,741.61) diffèrent de celles de l’état des recettes (80,471.95) d’un montant égal au solde au 31 décembre 2019 (6,730.34).

Source : rapport d’audit de Group BEAG (auditeur principal : ALUMA Armand, expert-comptable agréé), 03 février 2021. Rapport complet : rapport d’audit 2020 (PDF). Rapport complet 2021 : rapport d’audit 2021 (PDF).

Note 10Audit 2021 et rapprochement avec la déclaration de responsabilité des fonds

Les comptes 2021 ont été audités par Group BEAG (rapport signé à Uvira le 28 janvier 2022). Le tableau compare la déclaration de responsabilité des fonds établie par le CERC avant l’audit (note 2) et les chiffres audités retenus dans la présente revue ; chaque écart est expliqué en dessous.

RubriqueDéclaration
USD
Audit
USD
Écart
USD
Solde reporté au 1er janvier 20219 944,799 945,59+0,80
Coalition CNUCC, reçu3 431,653 431,50−0,15
Ressources propres du CERC–9 380,75+9 380,75
Total des fonds reçus59 924,3669 304,96+9 380,60
Année zéro (PME/Oxfam IBIS), dépensé23 309,8623 239,50−70,36
Équipement de bureau–9 380,75+9 380,75
Restitution à Accountability Lab6 423,436 424,23+0,80
Total des dépenses et restitutions56 926,2966 237,48+9 311,19
Solde au 31 décembre 202112 942,8613 013,07+70,21