Students Acting for Accountability and Quality of Education 2022–2024

Des Clubs d’Intégrité dans les écoles secondaires de Kinshasa et du Sud-Kivu, où les élèves suivent les services éducatifs et travaillent avec les responsables de l’éducation et les parlementaires pour une éducation redevable et de qualité.

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Le projet en bref

Des écoles secondaires où tous les élèves peuvent exiger – et exigent effectivement, avec succès – que les institutions éducatives dont ils dépendent rendent des comptes.

430 177 USD

reçus en 2022 et 2023 ; avec le solde de 751 USD de l’année zéro, 430 928 USD dépensés pour le projet

204

Clubs d’Intégrité au Sud-Kivu et à Kinshasa (2022)

2 250

élèves de 14 à 19 ans formés au suivi des services éducatifs

416

enseignants (278) et chefs d’établissement (138) formés

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Education Out Loud

Le projet

Des écoles secondaires où tous les élèves peuvent exiger – et exigent effectivement, avec succès – que les institutions éducatives dont ils dépendent rendent des comptes.

Financé par le Partenariat mondial pour l’éducation à travers Education Out Loud (Composante opérationnelle 2) avec Oxfam IBIS, le projet Students Acting for Accountability and Quality of Education (Élèves agissant pour la redevabilité et la qualité de l’éducation) s’est déroulé sur 30 mois, de janvier 2022 à juin 2024, dans 6 communes du Sud-Kivu et 6 communes de Kinshasa. Il a accompagné la mise en œuvre de la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016–2025 de la RDC, afin que les élèves, en particulier les filles, bénéficient de services éducatifs de qualité, redevables, inclusifs et équitables.

ObjectifsQuatre objectifs spécifiques

  1. D’ici à la fin de 2024, 50 hauts responsables de l’éducation, 6 organisations de la société civile et 10 parlementaires travaillent en étroite collaboration avec le CERC pour ancrer des protocoles de lutte contre la corruption et de redevabilité dans le secteur de l’éducation ;
  2. d’ici à la fin du projet, 2 250 élèves de 14 à 19 ans sont mobilisés et accompagnés pour devenir des agents actifs d’un changement positif, porteurs de comportements anticorruption et redevables, et exigent que les réformes éducatives répondent à leurs besoins ;
  3. d’ici à la fin du projet, 150 écoles secondaires sont soutenues pour mettre en place des Clubs d’Intégrité, afin d’assurer la pérennité des efforts de lutte contre la corruption et de redevabilité dans le secteur de l’éducation ;
  4. des actions de plaidoyer et des campagnes menées par les élèves suscitent un soutien plus large et une demande accrue de mesures de lutte contre la corruption et de redevabilité dans l’éducation.

ApprocheRenforcement de l’intégrité communautaire

Les élèves ont été formés comme moniteurs communautaires de l’intégrité au sein des Clubs d’Intégrité. Ils ont suivi l’état des infrastructures scolaires et la prestation des services éducatifs, et partagé leurs constats sur la plateforme en ligne du CERC, EduCheck. Les problèmes relevés ont été discutés et résolus au sein des Clusters éducatifs, où parents, élèves, enseignants et autorités travaillaient ensemble ; les données ont ensuite nourri le plaidoyer auprès des autorités éducatives et des parlementaires.

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Education Out Loud (composante opérationnelle 2), avec Oxfam IBIS · 2021

L’année zéro : la préparation du projet

En 2021, l’année zéro a permis au CERC de recueillir des données avec les élèves, les enseignants, les parents, la société civile et les responsables de l’éducation, de renforcer les compétences de son équipe et de rédiger le projet avec eux.

L’année zéro a préparé le projet Students Acting for Accountability and Quality of Education. Le CERC a reçu les fonds de l’année zéro à la mi-juin 2021, environ trois mois après le début de la période, et a ajusté son plan de travail ; en raison de la Covid-19, les ateliers ont été limités à 20 participants et ont donc été plus nombreux. Le processus d’élaboration de la proposition complète s’est achevé le 21 janvier 2022.

Mai–juillet 2021Des données recueillies sur le terrain

Le CERC a consulté 534 élèves (271 garçons et 263 filles), 39 chefs d’établissement et 50 enseignants, 21 comités de parents, 19 représentants de 8 organisations de la société civile actives dans l’éducation et 12 hauts responsables de l’éducation. Il a utilisé des méthodes mixtes : des ateliers participatifs sur ce qui motive les jeunes à agir, des réunions formelles avec les directions et les ministères provinciaux de l’éducation du Sud-Kivu et de Kinshasa et avec le ministère national de l’Éducation, et 16 entretiens avec des informateurs clés. Les données ont été recueillies en 40 jours, puis analysées et rédigées en trois semaines ; 7 540 USD y ont été consacrés, de l’analyse des parties prenantes et de la collecte des données à la théorie du changement, à la stratégie GESI et aux rapports.

L’étude du modèle des Clubs d’Intégrité a montré que :

  • les élèves de 14 à 18 ans sont des agents de changement très positifs, motivés à améliorer les services et les projets destinés à leurs communautés ;
  • enseigner aux jeunes les bienfaits de l’intégrité, et les compétences pour la pratiquer et l’exiger, leur donne la confiance nécessaire pour choisir l’intégrité plutôt que la corruption ;
  • les Clubs d’Intégrité encouragent les jeunes à continuer de participer à la société civile ;
  • les responsables de l’éducation et les prestataires qui s’attendent à être suivis par les élèves sont incités à agir avec intégrité ;
  • même là où le statut des filles est faible, plus de 40 % des moniteurs formés par le CERC sont des filles.

Juillet 2021Quatre ateliers consultatifs

En juillet 2021, quatre ateliers consultatifs ont réuni des organisations actives dans l’éducation et des responsables du ministère de l’Éducation pour discuter des défis de la transparence et de la redevabilité dans le secteur et des moyens de les surmonter. Du côté de la société civile ont participé l’association nationale des parents d’élèves, les associations de parents des écoles catholiques et protestantes, trois syndicats d’enseignants, la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves et la Coalition nationale de l’éducation pour tous ; 9 participants de 6 coordinations confessionnelles de l’éducation y ont aussi pris part. Avec 12 hauts responsables du ministère de l’Éducation, l’atelier a porté sur l’intégration des Clubs d’Intégrité dans toutes les écoles secondaires et du manuel d’éducation à l’intégrité dans le programme national.

Juillet–septembre 2021La rédaction du projet

Sur la base de ces résultats, toute l’équipe du programme a défini le contexte, les objectifs, les effets et les produits du projet, sa théorie du changement et sa stratégie, le cadre de suivi et le budget, et a rédigé la proposition. L’année zéro a produit une stratégie d’égalité des sexes et d’inclusion sociale (GESI), une enquête CAP de référence, la théorie du changement et un rapport de recherche assorti de recommandations pour l’éducation à l’intégrité et le suivi par les élèves dans les écoles secondaires.

2021Des compétences renforcées

  • Formation de l’équipe du programme à l’élaboration et à la gestion de programmes, ainsi qu’au suivi, à l’évaluation et à l’apprentissage ;
  • formation à la gestion adaptative et à la théorie du changement, et à l’intégration des droits humains, du genre et de l’inclusion dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes ;
  • en octobre 2021, formation de 6 membres du personnel du programme au plaidoyer de haut niveau et au dialogue politique ;
  • un plan d’action de diligence raisonnable, élaboré pendant l’année zéro et mis en œuvre, qui a renforcé la gouvernance et les systèmes de gestion du CERC.

LeçonsCe que l’année zéro a appris

  • Les principales parties prenantes doivent participer à toutes les phases de la proposition, et pas seulement à l’analyse initiale ; leur participation a permis au projet de répondre au besoin d’un plaidoyer et d’une redevabilité accrus dans l’éducation.
  • L’équipe du programme a besoin de solides compétences en recherche, en élaboration de projets et en budgétisation.
  • Des élèves filles ont signalé du harcèlement sexuel et de la corruption sexuelle en échange de notes ; faute de temps pour étudier ces questions, le CERC s’est engagé à approfondir la recherche.

Le CERC a jugé satisfaisant le processus suivi pendant l’année zéro, et très satisfaisants les produits finaux – proposition, cadre logique, budget et cadre de suivi – ainsi que les résultats en matière d’apprentissage.

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Hauts responsables lors d’un atelier à Bukavu

Résultats en 2022

Objectif 3204 Clubs d’Intégrité et 2 250 jeunes moniteurs

En 2022, le CERC a créé 204 Clubs d’Intégrité au Sud-Kivu et à Kinshasa, donnant à 2 250 élèves de 14 à 19 ans les moyens de suivre les services éducatifs dans leurs écoles. Le plaidoyer mené par les élèves a permis de résoudre 33 % des problèmes relevés.

Objectifs 2 et 3138 chefs d’établissement et 278 enseignants formés

Le CERC a formé 138 chefs d’établissement et 278 enseignants de 150 écoles secondaires du Sud-Kivu et de Kinshasa au renforcement de l’intégrité et aux mesures de lutte contre la corruption dans le système scolaire.

Objectif 1Atelier de consultation et protocole d’accord

Le CERC a réuni 96 participants à Bukavu et à Kinshasa – hauts responsables de l’éducation, 3 parlementaires, journalistes, représentants du syndicat des enseignants et promoteurs d’écoles – pour évaluer son approche de lutte contre la corruption dans le secteur de l’éducation. L’atelier a abouti à un protocole d’accord, approuvé par le Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique à travers la Direction provinciale de l’éducation du Sud-Kivu 1, pour intégrer les Clubs d’Intégrité dans toutes les écoles secondaires du Sud-Kivu et de Kinshasa.

Un participant signant le protocole d’accord
Signature du protocole d’accord. Bukavu. Photo : CERC

RechercheUne enquête CAP sur le modèle des Clubs d’Intégrité

Le CERC a mené une enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) relative à son modèle de Clubs d’Intégrité auprès de 2 250 élèves de 150 écoles, afin d’identifier les modèles de mise en œuvre efficaces et les principales parties prenantes. Les jeunes ont reconnu l’importance de l’intégrité et se sont montrés motivés à améliorer leurs écoles ; là où les enseignants référents et les chefs d’établissement les soutenaient, le climat était favorable au suivi ; les familles ayant participé aux séances de sensibilisation ont davantage soutenu le suivi.

Objectif 4Deux propositions de loi avec l’APNAC RDC

Avec le Réseau des Parlementaires Africains contre la Corruption (APNAC RDC), le CERC a rédigé deux propositions de loi pour intégrer les Clubs d’Intégrité et l’éducation à l’intégrité dans le système éducatif de la RDC.

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Résultats en 2023 et 2024

2023Ateliers de consultation à Kinshasa et à Bukavu

Deux ateliers de consultation multipartites, à Kinshasa et à Bukavu, ont réuni 97 décideurs politiques pour examiner les politiques, les programmes et les curricula relatifs à l’intégrité et à la lutte contre la corruption dans les écoles secondaires. Des responsables gouvernementaux, des éducateurs et des ONG ont contribué à l’élaboration de stratégies de lutte contre la corruption et à l’enracinement d’une culture d’intégrité dans les écoles.

2023Un protocole d’accord avec l’APNAC RDC

Le CERC a signé un protocole d’accord avec l’APNAC RDC pour soutenir les réformes en matière d’intégrité dans le secteur public, avec un programme visant à réformer le secteur de l’éducation.

Avril 2024La proposition de loi à l’Assemblée nationale

Élaborée avec des parlementaires, des spécialistes de l’éducation et des acteurs de la société civile, la proposition de loi du CERC prévoit des Clubs d’Intégrité – des structures au sein des écoles, composées d’élèves élus chargés de promouvoir l’intégrité et la transparence – et un cours d’éducation à l’intégrité intégré au programme ordinaire de toutes les écoles secondaires. En avril 2024, le CERC et l’APNAC RDC ont porté la proposition de loi à l’Assemblée nationale et appelé la population et la société civile à la soutenir.

2022–2024EduCheck

Les membres des Clubs d’Intégrité ont utilisé EduCheck pour signaler les problèmes scolaires et les solutions obtenues, donnant aux responsables de l’éducation des données fiables et en temps réel pour chaque école.

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2022 audité – 2023 non audité

Fonds reçus et dépenses

Le CERC a reçu 361 361 USD pour le projet en 2022 – deux virements sur son compte à la Trust Merchant Bank (TMB) – et 68 816 USD en janvier 2023 : 430 177 USD au total. Avec les 751 USD de trésorerie au début du projet, reportés de l’année zéro, le projet disposait de 430 928 USD, qu’il a dépensés : 273 341 USD en 2022 (audités) et 157 587 USD en 2023 (non audités). Les comptes du projet sont tenus en dollars américains, selon une comptabilité de caisse.

2022–2023Fonds reçus

Fonds reçusUSD
Virement du 17 mars 2022258 115
Virement du 21 octobre 2022103 246
Reçu en 2022361 361
Tranche de janvier 202368 816
Reçu en 202368 816
Total des fonds reçus, 2022–2023430 177
Solde de l’année zéro reporté (trésorerie au début du projet, 1er mars 2022)751
Total des ressources du projet, 2022–2023430 928

2022Dépenses par rubrique (auditées)

RubriqueUSD
Objectif 1 – responsables de l’éducation, société civile et parlementaires10 032
Objectif 2 – 2 250 élèves agents de changement124 956
Objectif 3 – 150 écoles et Clubs d’Intégrité24 282
Objectif 4 – plaidoyer et campagnes des élèves1 689
Coûts directs92 849
Frais administratifs19 534
Total des dépenses 2022 (auditées)273 341

Totaux tels qu’ils figurent dans le rapport d’audit. Au 31 décembre 2022, le solde théorique de trésorerie s’élevait à 88 771 USD, reporté sur 2023.

2023Dépenses par ligne budgétaire

Ligne budgétaireUSD
Catégorie 1 – les quatre objectifs du projet101 836,96
– objectif 1 : plaidoyer de haut niveau et dialogue politique5 836,22
– objectif 2 : Clubs d’Intégrité et suivi72 101,53
– objectif 3 : formation des enseignants et des chefs d’établissement, Clusters éducatifs15 995,72
– objectif 4 : plaidoyer et campagnes menés par les élèves7 903,49
Catégorie 2 – appui direct au projet39 216,41
Catégorie 3 – administration, audit et frais bancaires16 533,63
Total des dépenses 2023 (non auditées)157 587,00

Ressources 2023 : le solde de 88 771 USD reporté de 2022 et la tranche de 68 816 USD reçue en janvier 2023.

Année zéro, 2021Fonds reçus et dépensés avant le projet

Appui direct au projetReçu
USD
Dépensé
USD
Renforcement des capacités8 300,008 200,00
Collecte, analyse et présentation des données7 575,007 540,00
Développement d’outils et de stratégies1 800,001 800,00
Élaboration de la proposition5 715,005 420,00
Frais bancaires596,00349,86
Total23 986,0023 309,86

Rapport financier de l’année zéro à Oxfam IBIS, juin–décembre 2021 (non audité) : un solde de 676,14 USD. L’audit 2021 des comptes du CERC enregistre 23 239,50 USD de dépenses – 70,36 USD de moins, entièrement en frais bancaires (279,50 USD au lieu de 349,86 USD) – et un solde de 746,50 USD dû au PME/Oxfam IBIS. Le grand livre du CERC a repris 746,41 USD et le compte bancaire contenait aussi 5,06 USD de fonds propres du CERC laissés pour les frais : les 751 USD de trésorerie au début du projet dans l’audit 2022, qui travaille en dollars entiers.

Audit 2022Rapport de l’auditeur indépendant

L’état des dépenses et des recettes de 2022 a été audité par DWAC (Divine Wisdom for Assisting and Consulting), Kinshasa, conformément aux normes internationales d’audit ; le rapport, signé par Mac NGUBI, expert-comptable, est daté du 7 avril 2023. L’auditeur a exprimé une opinion avec réserves (« sauf pour »), fondée sur des dépenses imprévues de 5 158 USD engagées sans l’approbation formelle d’Oxfam IBIS, un écart non justifié de 2 517 USD sur les frais du personnel administratif, l’insuffisance des justificatifs de frais d’hébergement de 3 800 USD et des avances de trésorerie non justifiées de 7 120 USD au 31 décembre 2022.

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Nos partenaires

Le CERC remercie le Partenariat mondial pour l’éducation et Oxfam IBIS à travers Education Out Loud, les autorités éducatives du Sud-Kivu et de Kinshasa, le Réseau des Parlementaires Africains contre la Corruption (APNAC RDC), ainsi que les élèves, enseignants, parents et chefs d’établissement des Clubs d’Intégrité.

Partenariat mondial pour l’éducationOxfamMinistère de l’Éducation