Heri Bitamala, directeur exécutif du CERC, à la Conférence de la société civile des Nations unies à Nairobi, mai 2024

Le CERC aux Nations unies : de la conférence de la CNUCC à Nairobi

Deux réunions des Nations unies en cinq mois ont porté les données du CERC sur la RDC dans les débats internationaux sur la corruption. Elles s’inscrivent dans l’action du CERC aux Nations unies au titre de son statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC, obtenu en 2021 ; elles ne relèvent pas d’un projet financé.

Du 11 au 15 décembre 2023, le chargé de programmes du CERC, Musa Nzamu, et son directeur exécutif, Heri Bitamala, ont participé en ligne à la dixième Conférence des États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption (CoSP10), tenue à Atlanta, aux États-Unis. Leurs contributions ont porté sur le lien entre corruption, financement de la criminalité et conflits dans l’Est du Congo, et sur les stratégies pour y remédier. Le CERC s’est appuyé sur son évaluation parallèle de la mise en œuvre des chapitres II et V de la convention par la RDC, menée pour la Coalition CNUCC.

Les 9 et 10 mai 2024, Heri Bitamala a représenté le CERC à la Conférence de la société civile des Nations unies à Nairobi, au Kenya. Le CERC y a partagé ses travaux sur la manière dont la corruption compromet les Objectifs de développement durable et peut faire obstacle au Pacte pour l’avenir, et présenté ses outils numériques de suivi citoyen :

  • EduCheck, lancé en 2021, que les membres des Clubs d’Intégrité utilisent pour signaler les problèmes de leurs écoles et les solutions obtenues ;
  • GovCheck, développé en 2023, qui permet aux citoyens de documenter les irrégularités des projets d’infrastructure et d’envoyer des preuves géolocalisées directement aux bailleurs et au gouvernement.

Derrière ces contributions, il y a le travail du CERC en RDC :

  • 150 Clubs d’Intégrité créés dans des écoles secondaires du Sud-Kivu et de Kinshasa en 2022, et 2 250 élèves de 14 à 19 ans formés ;
  • 97 décideurs réunis lors de deux ateliers de consultation à Kinshasa et Bukavu en 2023 ;
  • 63 jeunes leaders de 9 organisations de jeunes formés à Kinshasa ;
  • en avril 2024, une proposition de loi portée à l’Assemblée nationale avec l’APNAC RDC pour des Clubs d’Intégrité et un cours d’éducation à l’intégrité dans chaque école secondaire, et une analyse du financement illicite des partis politiques.

En obtenant son statut, le CERC avait annoncé ce qu’il en ferait :

« Nous utiliserons ce statut consultatif pour renforcer notre action en faveur de la lutte contre la corruption, des droits humains et de la gouvernance en République démocratique du Congo. »

Prochaine étape : le CERC continuera de porter l’expérience des citoyens congolais à l’ONU et d’assurer au pays le suivi des engagements pris à l’étranger.

Aidez les jeunes Congolais à bâtir l’intégrité à partir de la base : faites un don ou devenez partenaire.

Lire aussi : Le CERC obtient le statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies