ArticleÀ Kinshasa, 9 organisations de jeunes transforment leur recherche en emplois pour les jeunes marginalisés2021-2023Histoires d’impact2021Par CERC
Mieux comprendre les jeunes pour mieux lutter contre la corruption à l’école
Une étude connaissances, attitudes et pratiques auprès de 534 élèves et de 89 enseignants et chefs d’établissement pour améliorer le fonctionnement des Clubs d’Intégrité.

Après plusieurs années de Clubs d’Intégrité, CERC a voulu comprendre ce qui fonctionne vraiment, ce qui motive les élèves et ce qui les freine. En juin et juillet 2021, en préparant le projet financé par le Partenariat mondial pour l’éducation, il a mené une étude connaissances, attitudes et pratiques (CAP) auprès de 534 élèves – 373 membres de 27 Clubs d’Intégrité à Bukavu et Uvira, et 161 élèves de 12 écoles sans club à Kinshasa – et de 89 enseignants, chefs d’établissement et responsables de l’éducation. Le rapport a été publié en février 2022.
L’étude visait à identifier les modèles d’intervention les plus efficaces et les acteurs dont le soutien compte le plus. Elle a suivi l’approche « 4E » du changement de comportement : permettre, encourager, engager et montrer l’exemple. Voici ses principaux enseignements :
- Les jeunes reconnaissent l’importance de l’intégrité et veulent améliorer leur école et leur communauté, même si le changement est lent là où les traditions sont fortes et demande un effort collectif.
- Le développement personnel est une motivation forte pour devenir moniteur : les élèves gagnent en connaissances, en confiance et en conscience de leurs droits civiques.
- Là où les enseignants points focaux sont actifs et les chefs d’établissement favorables, le climat est propice au suivi et aux activités des clubs.
- Le soutien des familles reste un défi, surtout pour les élèves de milieux défavorisés – mais les familles qui ont participé aux séances de sensibilisation soutiennent davantage le suivi.
- Le faible engagement des élus locaux et des responsables des projets suivis pèse sur la motivation des moniteurs.
- Certains clubs ont intégré le suivi dans la vie quotidienne de l’école, par exemple en contrôlant la ponctualité des enseignants.
- Le départ des jeunes – pour un emploi, des études ou un mariage – et l’absence de suivi des anciens moniteurs limitent l’engagement dans la durée.
Ces résultats orientent désormais le travail de CERC : un accompagnement plus régulier des clubs, l’implication des familles et des autorités locales, et des outils pour suivre l’engagement des élèves après leur passage dans un Club d’Intégrité.
À propos de CERC
Le Centre de Recherche sur l’Anti-Corruption (CERC) est une organisation non gouvernementale congolaise fondée en avril 2017 au Sud-Kivu. Avec les jeunes au cœur de son action, CERC travaille avec les écoles, les communautés, les institutions publiques et ses partenaires pour promouvoir la transparence, la redevabilité et l’intégrité en République démocratique du Congo. Il dispose du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) depuis 2021. Pour en savoir plus : Qui sommes-nous.
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