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Histoires d’impact2021-2025Par CERC

Corruption et gouvernance en RDC : CERC porte les preuves du terrain jusqu’à l’ONU

En juillet 2021, quatre ans après sa fondation à Uvira, CERC a obtenu le statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. Il s’en sert pour porter jusqu’à l’ONU ce que les élèves et les citoyens congolais constatent sur le terrain – du rapport de la société civile sur la Convention contre la corruption à la Conférence des États parties et à Nairobi.

Les décisions sur la corruption, le développement et la paix se prennent aussi aux Nations Unies – le plus souvent sans la voix de ceux qu’elles touchent le plus. En 2021, une jeune organisation du Sud-Kivu a gagné le droit d’y parler. Depuis, CERC s’en sert pour porter les preuves recueillies par les élèves et les citoyens congolais là où les gouvernements se réunissent.

D’Uvira aux Nations Unies

La candidature de CERC reposait sur ses résultats : une enquête sur la corruption auprès d’environ 980 personnes dans 7 territoires du Sud-Kivu en 2017 ; 810 élèves de 54 Clubs d’Intégrité formés entre 2017 et 2020, qui ont fait résoudre en moyenne 32 % des problèmes signalés ; et l’adhésion à la Coalition UNCAC depuis novembre 2020.

Le 17 mai 2021, à l’ouverture de sa session annuelle, le Comité des ONG des Nations Unies – 19 États membres – a recommandé que le Conseil économique et social (ECOSOC) accorde à CERC le statut consultatif spécial.

En juillet 2021, après un examen rigoureux de sa gouvernance, de ses finances et de sa crédibilité, l’ECOSOC le lui a accordé.

Une place là où se prennent les décisions

Le statut consultatif donne à CERC accès aux réunions de l’ECOSOC et de ses organes subsidiaires, aux mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies et aux événements spéciaux organisés par le président de l’Assemblée générale. CERC peut désigner des représentants officiels auprès de l’ONU à New York et à Genève, et faire des déclarations écrites et orales.

Il est arrivé à un moment clé : 2021 a vu la première session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies contre la corruption (UNGASS).

Les preuves congolaises dans l’examen de la Convention

Le statut a tout de suite servi. Le 14 mai 2021, CERC a rencontré au ministère de la Justice le représentant de la RDC dans l’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

En août 2021, l’équipe de CERC a été formée à la Convention et à son mécanisme d’examen.

À la demande de la Coalition UNCAC, CERC a ensuite rédigé le rapport de la société civile sur l’application de la Convention par la RDC, avec une centaine de recommandations au gouvernement – dont une loi anticorruption et la protection des lanceurs d’alerte.

Au pays et à l’ONU

En octobre 2021, CERC a participé comme expert aux États généraux de lutte contre la corruption organisés par le ministère de la Justice avec le Programme des Nations Unies pour le développement ; ses propositions ont été intégrées à la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Du 11 au 15 décembre 2023, le chargé de programmes de CERC, Musa Nzamu, et son directeur général, Heri Bitamala, ont participé en ligne à la dixième Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (CoSP10), à Atlanta. Ils sont intervenus sur les liens entre la corruption, le financement du crime et les conflits dans l’Est du Congo, en s’appuyant sur le rapport de la société civile.

Les 9 et 10 mai 2024, Heri Bitamala a représenté CERC à la Conférence de la société civile des Nations Unies à Nairobi. CERC a montré comment la corruption freine les Objectifs de développement durable et peut entraver le Pacte pour l’avenir, et a présenté ses outils de suivi citoyen, EduCheck et GovCheck.

Rendre compte aux Nations Unies

Le statut s’accompagne d’obligations. Tous les quatre ans, les organisations dotées du statut consultatif rendent compte au Comité des ONG de leur contribution aux travaux des Nations Unies, en vertu de la résolution 1996/31 de l’ECOSOC ; celles qui ne le font pas à temps peuvent perdre leur statut.

Le 20 janvier 2025, CERC a remis son rapport quadriennal 2021–2024 : le rapport de la société civile sur la Convention ; les Clubs d’Intégrité dans 150 écoles avec 2 250 élèves et l’application EduCheck (ODD 4) ; GovCheck ; son travail avec les parlementaires (APNAC RDC) et 97 décideurs, la CoSP10 et les États généraux (ODD 16) ; et la formation de 63 jeunes leaders de 9 organisations dirigées par des jeunes, dont des organisations dirigées par des personnes LGBTQI et des personnes vivant avec un handicap (ODD 8 et 10). À lire (en anglais) : ECOSOC Quadrennial Report 2021–2024.

« Grâce au statut consultatif spécial, nous pouvons influencer la prise de décision au plus haut niveau. Nous pouvons désormais désigner des représentants officiels du Centre de Recherche sur l’Anti-Corruption aux sièges des Nations Unies à New York et à Genève, et faire des déclarations écrites et orales lors des événements de l’ONU. »

Heri Bitamala, directeur exécutif de CERC, après la recommandation du Comité des ONG le 17 mai 2021

À propos de CERC

Le Centre de Recherche sur l’Anti-Corruption (CERC) est une organisation non gouvernementale congolaise fondée en avril 2017 au Sud-Kivu. Avec les jeunes au cœur de son action, CERC travaille avec les écoles, les communautés, les institutions publiques et ses partenaires pour promouvoir la transparence, la redevabilité et l’intégrité en République démocratique du Congo. Il dispose du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) depuis 2021. Pour en savoir plus : Qui sommes-nous.

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